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Sa fortune de 80 milliards FCFA, ses relations avec Viviane…

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Votre nom est tout d’un coup apparu au-devant de la scène. On vous présente comme un milliardaire sénégalais établi aux Etats-Unis. Que pouvez-vous nous apprendre sur vous ?

Je suis Mouhamed Diallo, un jeune sénégalais de 32 ans qui est né à Dakar, à la Zone B et y a fait ses humanités. En étant adolescent, je voyageais souvent dans la sous-région pour participer à des colonies de vacances. Je suis issu d’une famille très aisée, ce qui m’a facilité la vie. Ma mère était dans l’éducation. Toute sa vie, elle a travaillé au ministère de l’Education nationale. Tandis que mon père, lui, est avocat à la Cour pénale internationale (Cpi). Il y exerce toujours et se nomme Me Moriba Diallo. Il est d’origine sénégalaise, mais il est établi au Mali. C’est d’ailleurs là-bas où j’ai décroché mon Baccalauréat.

Depuis quand êtes-vous installé aux USA ?

Avant de m’installer aux Etats-Unis, j’y séjournais parfois avec mon père. Il m’amenait fréquemment lors de ces voyages d’affaires. Du coup, j’avais déjà pris goût à la vie dans ce pays. Lorsque j’ai eu mon Bac, mon père m’a demandé où est-ce que je voulais aller. Sans hésiter, j’ai préféré les USA. Pour nous motiver à étudier, il ne lésinait pas sur les moyens. Lorsque nous travaillions bien à la composition, il nous couvrait de cadeaux. A vrai dire, mon souhait était de rester vivre au Sénégal. Seulement ici (Usa), c’est un pays où on peut facilement entretenir des business. Puisque je suis un businessman né, je me suis établi là-bas pour avoir la latitude d’infiltrer le monde des affaires.

«J’ai fait fortune grâce à la bourse et à l’immobilier»

A quoi ressemblait votre vie là-bas au tout début ?

Je me suis laissé aller à la belle vie. Je passais mon temps à faire du shopping. J’étais jeune et je devais avoir dans les 17 ou 18 ans. Je ne pensais pas à mon avenir, à fonder une famille ou des trucs du genre. Par la suite, je suis revenu au Sénégal, car j’avais du mal à m’habituer au climat. N’empêche que je faisais des va-et-vient. C’est ainsi que je me suis inscrit pour suivre des cours de Marketing à l’IAM. Mon premier stage, je l’ai décroché à Orange de la Médina. Après un mois, on m’a payé 25 000 FCfa. Cela m’a mis hors de moi, j’ai arrêté. Je me suis aussi rendu compte que je n’accrochais pas trop au Marketing et j’ai finalement opté pour les Ressources humaines. Là non plus, je n’étais pas emballé. J’estimais que c’était une perte de temps. En ce temps-là, je faisais la navette entre les 2 pays, j’avais commencé à m’intéresser aux bourses et j’y investissais. Quand le professeur en classe faisait référence aux grands pays, aux grandes entreprises les plus cotées en bourse, je me suis dit que ma place n’était pas là. Ces pays, j’y étais allé et j’avais la possibilité d’y travailler. J’ai choisi de m’installer définitivement aux USA.

Comment êtes-vous parvenu à faire fortune et devenir ce milliardaire tant convoité ?

J’ai la chance d’avoir très tôt compris que le marché des actions était porteur. Je maîtrisais le filon et cela m’a permis de devenir un redoutable trader. J’ai fait fortune grâce à cela. Toutefois, j’ai aussi perdu énormément d’argent. Si je devais l’estimer depuis que j’ai commencé jusqu’à nos jours, cela avoisinerait les milliards FCfa. Comme je vous le disais, j’étais jeune et fougueux. J’investissais parfois à perte, je me débrouillais pour avoir d’autres rentrées d’argent et renflouer, sans compter les dépenses de prestige. J’ai jeté trop d’argent par la fenêtre…

Quels sont les ingrédients pour réussir dans ce secteur ?

Pour faire fortune dans les bourses, il faut y aller selon sa nature. Si tu es quelqu’un de calme et réservé, il faut faire mollo. A l’inverse, si tu es agressif, il faut foncer tête baissée. Maintenant, en alliant ces deux caractères, tu multiplies tes chances. Je vous donne un exemple, soit j’achète des actions à Orange qui compte beaucoup de clients aujourd’hui où je mise sur une entreprise qui, d’ici 3 ans, va fructifier son capital. Ensuite, je peux les revendre.

«Le jour où j’ai perdu 50 millions FCfa en achetant des actions à Google et Yahoo»

C’est un couteau à double tranchant, vous pouvez tout perdre ?

Ce sont des risques à prendre. Tu peux investir 100 millions et les perdre aussitôt. Au début, j’étais borné. Je ne prenais même pas la peine de réfléchir aux conséquences de mes actes. Quand un de mes amis Blancs m’a parlé des actions en bourse, j’avais les yeux qui brillaient. J’ai pris la décision de mettre 50 millions FCfa que j’ai partagés entre Google et Yahoo. Malheureusement, je les ai perdus. Ça m’a très mal, mais cela m’a donné envie de tout mettre en œuvre pour les récupérer et gagner davantage d’argent.

Où avez-vous trouvé 50 millions FCfa pour acheter ces actions ?

C’était ma scolarité sur une année, en plus de mon argent de poche et des sous que j’ai pu glaner de gauche à droite. Je l’ai caché à mes parents. Par la suite, je me suis plié en quatre pour rentrer dans mes fonds et gagner plus. En même temps, j’investissais dans le secteur de l’immobilier. J’achetais des immeubles que je mettais en location. J’ai même investi dans le transport.

D’où vous vient ce goût du risque, cette tendance à faire des «folies» ?

Ce n’est ni plus ni moins qu’un mode de vie. Je suis comme ça, j’aime investir, entreprendre et ça paye. Quand à mes folies ou les dépenses que je fais, c’est tout juste parce que j’ai les moyens de ma politique.

Quel montant le plus gros avez-vous gagné grâce à vos placements ?

Grâce à mes investissements dans l’immobilier, je suis parvenu à amasser 16 millions de Dollars (environ 8,6 milliards FCfa).

Vous devez sans doute être très sollicité avec toute cette richesse ?

Je n’y prête même pas attention. Ma maison se trouve dans les montagnes, je m’y réfugie après le boulot et je ne me préoccupe plus de rien. Je ne sais même pas ce qui se passe autour de moi. Franchement quand je peux aider, je le fais sans rechigner.

Pourquoi ressentez-vous le besoin de distribuer de l’argent à outrance, d’attirer l’attention sur vous ?

Ceux qui le voient comme une manière de se faire voir, c’est parce qu’ils n’ont pas ce que je possède. Moi, je le fais dans l’unique but d’aider les plus démunis. Ce n’est pas tout le monde qui a l’esprit de partage et il y en a qui ont la critique facile. Ce que j’offre, je le donne aux Sénégalais et non aux Namibiens, Guinéens… Je ne suis pas un faiseur de malin. Ce qui dérange sans doute, c’est que je jette l’argent et je demande de le balayer. C’est juste pour le fun, pour amuser la galerie. N’en déplaise à certains, je suis un jeune ambitieux qui croit en lui et qui a bataillé ferme pour en arriver là.

Combien de maisons et d’immeubles possédez-vous ?

J’ai beaucoup de maisons, je ne les compte même plus…

Certains estiment que c’est beaucoup trop facile, la façon dont vous dépensez votre agent. Au point de vous accuser de tremper dans des choses louches, comme le faux monnayage ou le trafic de drogue…

Ce sont des contrevérités. Toutefois, je comprends ceux qui doutent de moi. Je ne leur en veux pas le moins du monde. Ils sont aux confins de Guédiawaye et n’ont jamais vu autant d’argent, même pas en rêve. C’est tout-à-fait normal qu’ils raisonnent de la sorte.

«Mon épouse est issue d’une famille pauvre. Ses parents sont des clandestins qui ont rallié les USA via le Mexique à pied»

D’aucuns disent que l’argent que vous flambez ne vous appartient pas, il vient de votre épouse qui est immensément riche ? C’est le contraire. Lorsque j’ai connu mon épouse, elle n’avait rien. Si aujourd’hui elle est ce qu’elle est, c’est grâce à moi. Elle est issue d’une famille pauvre. Quand ses parents débarquaient aux USA, ils étaient des clandestins. Ils sont entrés dans le pays à pied, en passant par le Mexique. Elle vient de loin et je l’ai énormément aidée. Ensemble, nous avons 3 enfants.

Sous quel régime êtes-vous mariés ?

Pour l’instant, je suis monogame. J’ai une seule épouse, mais je ne peux pas prévoir ce qui se passera demain.

Avez-vous des activités au Sénégal ?

Oui, les mêmes que j’ai ici, dans les actions et l’immobilier. J’en ai également à Paris, à Londres et au Mexique.

Vous êtes actuellement en tournée dans plusieurs Etats en Amérique pour rencontrer des Sénégalais. Dans quel but ?

C’était juste important pour moi d’aller vers les associations sénégalaises et rencontrer mes compatriotes qui militent dans ces associations en faveur de leurs semblables. De plus en plus, les Sénégalais viennent aux USA. Cette tournée m’a donc permis d’être en contact avec eux, de connaître leurs projets et leurs aspirations. Et, en tant que Sénégalais, je compte les accompagner du mieux que je peux. C’était à l’Etat de le faire, mais j’ai pris sur moi de me substituer à lui, d’apporter ma pierre à l’édifice.

On vous prête des ambitions politiques. Est-ce vrai ?

Je n’ai aucune ambition politique. Je n’en ai ni le temps, ni l’énergie. Mon business ne me le permet même pas. Je bouge tout le temps.

A combien estimez-vous votre fortune ?

A plus de 130 millions de Dollars (près de 80 millions de FCfa), sans compter mes biens immobiliers constitués de maisons, d’immeubles, de voitures…

Vous êtes aussi un passionné de montres de luxe. Jusqu’à combien vous coûtent-elles ?

Tout dépend de la série. Vous pouvez acheter une montre aujourd’hui moins chère, mais demain, quand la série terminera, sa valeur peut augmenter. C’est ce que certains ne comprennent pas. Mes montres sont luxueuses et leur prix onéreux, mais pour moi, c’est un investissement.

Qu’est-ce qui vous fait encore rêver ou vous reste à accomplir ?

Je ne rêve plus. Tout ce dont j’ai envie, il me suffit de trouver le temps et de le faire ou de sortir de l’argent pour le réaliser.

Cette richesse dont vous faites étalage ne pousse-t-elle pas les Blancs américains à avoir un regard méfiant à votre endroit ?

Il m’arrive souvent, en tant que Noir, de conduire une voiture dans la ville et qu’un Blanc appelle la police, car il n’arrive pas à comprendre comment j’ai pu me l’acheter. Il m’est aussi arrivé d’entrer dans une boutique de luxe et que les personnes me regardent de travers, pensant que je n’avais pas le pouvoir d’achat qu’il faut.

N’avez-vous pas peur d’attirer le mauvais œil sur vous ou les mauvaises personnes avec toutes ces palabres autour de vous ?

Je ne crois pas aux mauvais œil ni aux pratiques occultes. Un jour où l’autre, tout cet argent, les biens que je possède, je partirai et les laisserai ici-bas. Tout a une fin. Je suis un Musulman et je me prépare à tout. Cela ne m’empêche pas de prier pour que mes affaires prospèrent. Je vise le meilleur, mais je me prépare aussi au pire. Je crois en Dieu et Il me suffit amplement.

Vous êtes Musulman, êtes-vous pratiquant ?

Je ne dirais pas que je ne rate pas les prières de prière, mais je les rattrape toujours. Je jeûne et je respecte les prescriptions de l’Islam. Mes parents étaient très à cheval sur notre éducation religieuse. Devant chez moi, il y avait un «daara» (école coranique). Tous les enfants du coin et des environs y venaient pour être initiés à la lecture du Coran. Donc, je ne pouvais pas échapper à la pratique de ma religion. Je suis avant tout un père de famille responsable et respectable. Je n’ai pas de vices, je ne cède pas aux tentations.

Même pas à celles féminines ?

Il y en a eu, mais je n’en fais pas cas. Je considère cela dans l’ordre normal des choses, puisque c’est moi qui m’affiche.

Viviane et Mo-Gates, quel différend les oppose ?

Viviane est un emblème de la musique sénégalaise. D’ailleurs, je l’écoute beaucoup. C’est une dame qui a porté haut les couleurs nationales dans le monde. Si ce n’est de la reconnaissance, je n’ai aucune dent contre elle, encore moins de problème personnel. Ce qui s’est passé lors de mon show à Las-Vegas, auquel elle devait participer, était tout juste un malentendu. Ce n’était pas avec moi directement, mais avec mon staff. Nous ne sommes pas tombés d’accord sur certaines choses et la collaboration s’est arrêtée. Certains en ont fait différentes interprétations et cela a pris de l’ampleur. Me concernant, cette page est tournée…
L’Observateur

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