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Economie

Et si Gackou avait raison ?

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En vérité, le leader du Grand Parti Malick Gackou est l’unique opposant à avoir réussi à unir l’opposition dans un même bloc appelé : Manko Wattu Senegal (MWS) en 2016. Elu premier coordonnateur de cette structure, Gackou a enregistré des résultats politiques positifs. Mais son travail sera saboté à cause des contradictions internes qui ont des conséquences politiques dramatiques jusqu’à la présidentielle de 2019.
 
 
Création de Macco Wattu Sénégal 
 

Depuis 2012, l’opposition sénégalaise se cherche. Elle a connu des mutations dans ses différentes composantes, d’abord autour du Pds fraîchement battu à la présidentielle de la même année, puis avec d’autres forces nouvelles. La coalition bâtie autour de l’Apr a eu à s’imposer dans toutes les compétitions électorales depuis 2012. En 2013, plusieurs Ministres du premier gouvernement du président Macky Sall ont quitté la mouvance présidentielle pour grossir les rangs de l’opposition. On peut en citer : Malick Gackou ancien Ministre des Sports et du Commerce, Abdoul Mbaye ancien premier Ministre de Macky Sall, mais aussi le leader de Rewmi Idrissa Seck, Cheikh Bamba Dièye ancien Ministre dans le même gouvernement.
 

Les élections référendaires ont été le premier test de cette néo opposition renforcée par ces anciens alliés de Macky Sall. A l’époque, le Pds se battait contre la traque des biens mal acquis engagée par la CREI. Plusieurs de ces ténors sont concernés. Les nouvelles têtes de l’opposition ne se sentaient pas concernés par cette traque. Certaines se désolidarisent des libéraux traqués. Ainsi, certains refusaient d’apporter leur soutien aux libéraux notamment le fils de Me Abdoulaye WADE, Karim Wade qui avait beaucoup de contentieux aussi bien avec le pouvoir qu’avec certains caciques de l’opposition. Khalifa Sall, bien que membre du Ps, parti allié de Macky Sall, commence à prendre ses distances depuis les élections locales de 2014. Il avait confectionné la liste Taxawu Ndakarou contre la volonté de son parti. En 2016, il appelle à voter «Non» au référendum alors que son parti vote «Oui». Une fracture se dessine entre lui et Ousmane Tanor Dieng qui avait battu campagne pour le «Oui». La victoire de la coalition Taxawu Ndakarou avait fait naître de grosses ambitions dans la tête de l’ancien Maire de Dakar qui, à l’époque, refusait de s’allier avec l’opposition d’alors. Il faut rappeler que les 15 points objets du référendum avaient suscité beaucoup de commentaires et de contestation de la part de l’opposition.

En 2016, les forces de l’Oppositions étaient en déliquescence. Les opposants manquaient un cadre de concertation et de lutte politique. La coalition Benno Book Yakaar enchaine ses succès politiques devant une opposition affaiblie par l’arrestation de Karim WADE membre du premier parti de l’Opposition, le Pds dont il était devenu le candidat en 2019. L’horizon était devenu flou aux yeux des opposants. Le Front Patriotique pour la Défense de la République (FPDR) était à bout de souffle.

L’affaire PetroTim défraie la chronique dans les média et devient un thème de campagne. Le président Me Abdoulaye Wade engage la bataille politique autour de ce scandale en faisant des révélations au cours d’un meeting à la Place de l’Obélisque. Il évoquera aussi l’affaire Arcelor Mittal dans laquelle, il accuse le pouvoir d’avoir dilapider 2500 milliards de FCFA. L’avocat de Macky SALL Me François MEYER sera accusé pour avoir viré 75 milliards à l’Etat après avoir logé ces fonds dans ses comptes personnels à BNP Paris. C’est dans ce contexte politique que le leader du Grand Parti Malick Gackou, a lancé l’idée de la création d’un bloc de l’opposition au Sénégal. Il rend visite à Mamadou Diop Decroix leader de l’AJ et Oumar Sarr Secrétaire Général adjoint du Pds pour leur expliquer son projet. Ces derniers acceptent et ensemble, ils rendent visite à Pape Diop ancien Maire de Dakar. Le président de Book Guis Guiss donne son accord. Mais Malick Gackou devrait gérer des contradictions au sein de l’opposition à cause des dissensions entre certaines formations politiques. Gackou entre en contact avec Idrissa Seck qui avait accepté. Il s’approche de Karim Wade, qui venait d’être libéré. Depuis Doha, l’ancien candidat du Pds accepte d’engager son parti dans cette coalition de l’Opposition. Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko, Abdoulaye Baldé, Cheikh Abdoulaye Dièye, Khalifa Sall, Mamadou Diallo Tekki, Cheikh Alassane SENE, Pr Malick Ndiaye, Mokhtar Sourang, Cheikh Tidiane Gadio, Modou Diagne FADA etc… acceptent  aussi l’offre politique de Malick Gackou. Mais, retenez juste que tout n’est pas passé comme lettre à la poste. Naîtra dans ces conditions la Coalition Manko Wattu Sénégal (MWS).

Le leader du Grand parti s’est heurté à l’opposition de certains opposants qui ne voulaient pas s’engager dans cette coalition MWS à cause du Pds. C’est le cas d’Abdoul Mbaye et d’Ousmane Sonko. Ces derniers estimaient que les gars du Pds n’avaient pas les mains propres à cause de la traque des biens mal acquis. Mais curieusement, quelques années avant, Sonko défendait Tahibou Ndiaye arrêté dans cette traque à cause de son patrimoine estimé à 08 milliards FCFA.

 
Idrissa Seck avait des réserves par rapport à Karim WADE. Et Wade fils aussi n’était pas d’accord au début de participer dans une telle coalition avec le leader de Rewmi. A l’époque également, Idrissa Seck et Abdoul Mbaye ne s’entendaient pas. Car, lorsque le leader de l’ACT était premier Ministre de Macky Sall, il  y avait une polémique entre lui et l’actuel président du CESE, sur la gestion des finances publiques. S’en étaient suivis des échanges par presse interposée. Malick Gackou avait réussi à lever toutes ces contradictions pour rapprocher les positions. Le leader du Grand Parti était l’unique personnalité à pouvoir réunir tous ces chefs de partis farouches adversaires au départ. Gackou avait d’excellentes relations avec tous ces acteurs. La première réunion constitutive de MWS s’est déroulée à l’hôtel Ngor Diarama avec plus 150 partis politiques, mouvements citoyens, organisations de la société civile et personnalités. Une grande première !
 

Ce fut la première véritable coalition de l’opposition depuis 2012. Elle réunissait les plus grandes formations politiques de l’opposition. Toutes les parties prenantes avaient affiché une grande détermination pour en finir avec le régime de Macky Sall.
Le leader du Grand Parti, vu son engagement et son investissement personnel pour réunir l’opposition, sera élu premier Coordonnateur de Manko Wattu Sénégal à l’unanimité. Il constitue les commissions et met en place un plan d’actions.
 
La marche d’Octobre 2016
 
Au terme d’une réunion à la permanence du Grand Parti sur la route de l’aéroport LSS, les leaders annoncent une grande manifestation contre la spoliation des ressources pétrolières, pour la défense des libertés démocratiques, pour l’accès au média et pour la transparence dans la gestion du processus électoral. L’affaire Pétro Tim venait d’éclater. Le président de l’Alliance «Sauvons le Sénégal» Ngaraf MBAYE avait déposé une plainte contre Alioune SALL et Franck Timis à l’Ofnac. Le journaliste Baba Aïdara enchaîne les révélations sur la question. L’opposition dans une déclaration révèle la perte de 6.000 milliards de FCFA dans les transactions financières dans ce dossier. L’avocat Me El Hadji Diouf se constitue pour défendre l’homme d’affaire roumain. Il dépose une plainte contre 11 personnalités. L’opposition confie le dossier aux avocats Me Ciré Clédor Ly, Me Assane Dioma NDIAYE et Me Seydou Diagne pour déposer une plainte aux Usa contre le régime de Macky Sall et son frère. Le dossier PétroTim s’internationalise. La bataille de la communication fait rage sur la question. Malick Gackou enchaîne les réunions dans ses bureaux et à la permanence de son parti. Les adhésions viennent de toute part. La coalition accueille chaque jour de nouveaux adhérents. Karim WADE, Idrissa Seck, Abdoul Mbaye enterrent leurs contradictions. Les réunions se tiennent jusque tard dans la nuit. Gackou avale des couleuvres en acceptant d’associer des gens qui n’ont aucune représentativité, mais qui veulent se faire voir et se faire un nom. Il garde son calme et digère son amertume devant des actes d’irresponsabilité au cours des réunions dont les auteurs sont bien connus. Souvent les réunions étaient houleuses à cause du comportement intolérable de certains membres.
 
Le leader du Grand Parti, tolérait souvent les excès non sans exiger avec fermeté le respect des travaux. Meneur d’homme averti, Malick Gackou a su gérer sans débordement, par exemple des malentendus avec le Pr Malick Ndiaye, avec Ousmane Faye ou avec Ousmane Ndoye. Pour lui, l’essentiel c’était de maintenir la dynamique unitaire autour de l’essentiel. Gackou y a perdu toute son énergie et ses moyens pour gagner sa bataille contre Macky Sall. Il était la seule personne à qui tout le monde se confier. Car, il était dans de bons termes avec tous les acteurs mêmes les plus hostiles à l’unité de l’opposition.

Avec Mamadou Diop Decroix, Déthié Fall et d’autres leaders, Gackou déposent une autorisation de marche à la préfecture de Dakar. Il a été décidé l’organisation d’une manifestation le 14 Octobre 2016 entre le rondpoint de la RST et le Ministère de l’Intérieur. Les membres de la coalition MWS déposent leur cotisation. Même Karim WADE enverra sa contribution depuis Doha. Gackou préside les réunions préparatoires. Le 13 Octobre 2016, en pleine réunion au bureau de Gackou à côté de l’actuel aéroport militaire de Dakar, le préfet appelle Mamadou Diop Decroix et Déthié Fall pour leur remettre l’autorisation. Il autorise la marche mais change l’itinéraire. Au lieu de la RTS au Ministère, le préfet autorise de la RTS à la Place de l’Obélisque. Tous les opposants présents à cette réunion rejettent cette décision de l’autorité sauf Ousmane Sonko et Abdoul Mbaye qui avaient suggéré le respect de la décision du préfet. Finalement, la majorité l’emporte. Les opposants décident de marcher vers le Ministère de l’intérieur pour remettre un mémorandum à Abdoulaye Daouda Diallo alors ministre de l’intérieur. Il faisait 20h passée. Avant la fin de la réunion, Aliou SALL publie un communiqué pour annoncer sa démission de Timis Corporation. La nouvelle fait le tour du monde. L’opposition venait de gagner une première bataille à la veille de la marche. Car, cette démission du frère du président est une reculade devant la forte détermination de l’opposition. Pour la première fois depuis 2012, le pouvoir recule devant l’opposition. Le pays était sous tension. Le coordonnateur de MWS demeure inflexible. Gackou était sans concession. Il appelle les troupes à se mobiliser pour libérer le pays.

 
Le jour de la marche à 15h, le rond-point de la RTS était noir de monde. Les jeunes étaient venus de toute part. Malgré les tentatives de sabotage du pouvoir, les gens arriveront sur les lieux à pieds. Les opposants qui étaient regroupés dans la grande mosquée de Dakar après la prière, ont vu les éléments de la police venir les chasser du lieu de culte. Des échauffourées se produisent dans le périmètre de la mosquée. Mais, la marche sera sabotée par la police qui a jeté des grenades lacrymogènes sur les manifestants. Les leaders et les militants de l’opposition sont dispersés par la police dans les rues entre les quartiers Médina et Gibraltar. Malick Gackou et ses militants ont été poursuivis par la police jusqu’à l’ancienne boîte de nuit de Youssou Ndour «Thiossane». Ce jour, Abdoul Mbaye a été particulièrement visé par les grenades. Il quittera les lieux à bord d’un taxi. Les traces des autres leaders ont été perdues. Tous ont fui ce jour. Seul Gackou a tenté de résister difficilement car il était aussi l’une des principales cibles des policiers qui voulaient l’arrêter. Visiblement touché par la fumée  et l’odeur asphyxiante des grenades, ses yeux rougis et son nez qui coule, Gackou n’avait pas pour autant, abandonné la lutte. C’est devant «Thiossane» que les policiers l’ont lâché. Sur le champ, il convoque une réunion d’évaluation à ses bureaux. Tous les leaders se retrouvent là-bas vers 19h pour tenir une réunion d’urgence.

 
L’opposition était bien partie. Ce grand succès devrait être le point de départ d’une vaste mobilisation nationale pour prendre le dessus sur le pouvoir de Macky Sall. Les leaders et les militants étaient très engagés. Gackou faisait la fierté de toute la jeunesse de l’opposition. MWS était devenu la plateforme que les opposants ont toujours voulu créer pour engager la vraie bataille contre le pouvoir.

 
Face à la pression de l’opposition, le président Macky Sall accepte de recevoir une délégation des opposants. Absent du pays, Gackou désigne un petit groupe qui va rencontrer le président à la présidence. Il y avait Oumar Sarr PDS, Mamadou Diop Decroix Aj, Déthie Fall Rewmi, Mamadou Bamba Ndiaye (journaliste), Déthie Faye, Nicole Gackou Ucs, Pr Bouba Diop etc… Ce fut la première fois que le président Sall accepte de discuter avec l’opposition sur le processus électoral. Les opposants tenaient le bon bout. La presse internationale suit l’évolution de la situation à Dakar. Les leaders de l’Opposition étaient sollicités par les média étrangers français, anglais et arabe. Macky Sall savait qu’il faisait face à une véritable opposition déterminée dont les actions rappellent la situation de 2011.

 
Mais, le démon de la division s’invite au banquet. Comme, dans les textes constitutifs de MWS il était écrit que le coordonnateur doit avoir un mandat de 30 jours, ce dispositif devrait être alors appliqué. Beaucoup d’acteurs voulaient que Gackou poursuive son mandat. Mais, certains politiques craignaient qu’avec les succès que le leader du GP enchaînait, il risquait de devenir le chef de l’Opposition. Il faillait alors précipiter son départ. A cause des contradictions internes, Gackou en personne décide de partir et de céder sa place à Mamadou Lamine Diallo Tekki. C’est ce jour que MWS a commencé à perdre son élan, son agressivité et sa détermination. La dynamique de combat se désagrège. MWS devient ainsi un machin sans âme jusqu’à son déclin à la veille des élections législatives.
 
Les législatives de juillet 2017
 

 
Toujours déterminé, Malick Gackou engage des discussions pour bâtir une liste commune de l’opposition. Il rend visite à Khalifa Sall pour le convaincre à rejoindre l’opposition. Ce dernier donne son accord de principe. Quelques jours après, Gackou quitte Dakar pour se rendre en Arabie Saoudite pour rencontre Me Abdoulaye Wade afin de l’amener à accepter la liste commune de l’opposition pour les élections législatives du 30 juillet 2017. Arrivé à Riyad, le leader du Grand Parti apprend l’arrestation du Maire de Dakar. Il s’est senti coupable parce qu’il a estimé que, c’est à cause de la décision de Khalifa Sall de rejoindre la liste de l’Opposition qu’il a été arrêté. Gackou ne pouvait plus lâcher l’ancien Maire de Dakar. Voilà pourquoi, il avait décidé d’entrer dans la liste de Taxawu Sénégal dirigé par Khalifa Sall en prison avec Idrissa Seck. En prenant cette décision, les leaders de Rewmi et du GP savaient qu’ils allaient perdre leur fief. Mais, Gackou ne pouvait  faire autrement par esprit de solidarité à Khalifa SALL. Au vu de tout cela, l’on n’a pas compris pourquoi Khalifa Sall n’a pas rendu visite à Gackou pour le remercier après sa libération.

Auparavant, il était question de faire une liste commune. Pendant plusieurs jours, des discussions ont eu lieu. Barthélémy Dias et Bamba Fall ont exigé Khalifa Sall comme tête devant le candidat du Pds Me Abdoulaye WADE (et Oumar SARR). Finalement, la nuit du dépôt des listes, la coalition éclate car personne ne voulait céder. Khalifa Sall dirigera la coalition Taxawu Sénégal et Me Abdoulaye WADE sera investi tête de liste de la Coalition Gagnante Wattu Sénégal. Idrissa Seck, Malick Gackou rejoignent la liste de Khalifa Sall. Mamadou Lamine Diallo Tekki, Mamadou Diop Decroix s’engagent aux côtés de Me Abdoulaye WADE. Abdoul Mbaye ira seul tout comme Ousmane Sonko. C’est l’échec de Malick Gackou  dans sa tentative de créer une liste commune de l’opposition.  Par compassion et par fidélité à ses engagements, il s’allie avec Khalifa SALL aux législatives.  

 
Le résultat a été lamentable pour l’opposition. Elle perd et subit les conséquences de son émiettement. Car les chiffres ont démontré qu’unie, comme l’avait voulu Gackou, l’opposition serait majoritaire à l’assemblée. Elle allait imposer une cohabitation à Macky Sall et en 2019, il y aurait forcément un changement de régime. Par conséquent, le leader du GP avait vu juste en proposant l’unité aux leaders de l’opposition.

 
Les élections législatives de 2017 étaient un tournant décisif. Mais, malheureusement, les opposants étaient esclaves de leur ambition personnelle et de leur hypocrisie maladive. Après avoir refusé de s’aligner derrière Me Abdoulaye Wade, les partisans de Khalifa Sall, notamment Bamba Fall avait rendu visite au Pape du Sopi à Fann pour enfin reconnaître l’erreur commise lors de ces élections.

Les conséquences de la dislocation de l’opposition lors des législatives de 2017 ont été péniblement ressenties au cours de la présidentielle de 2019. Car la majorité parlementaire de Benno a voté la loi sur le parrainage qui avait permis au pouvoir d’écarter 23 candidats après avoir voté la mise en accusation de Khalifa Sall. Si l’opposition s’était unie aux législatives, il n’y aurait ni parrainage, ni levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall et Karim WADE allait bénéficier d’une loi d’amnistie.
 
Aujourd’hui, l’opposition semble essoufflée. Elle a perdu ses repères devant un pouvoir boulimique et sans concession. La place que l’opposition a abandonnée est aujourd’hui, occupée par les Mouvements citoyens et les Activistes qui ont confisqué la bataille politique des mains des adversaires de Macky Sal, qui mélangent les pinceaux entre «No Lank», «Ar Linu Bok», et quoi encore ?
 
En ce moment, l’appel au dialogue de Macky Sall a porté ses fruits avec l’adhésion d’Idrissa SECK premier acteur politique de l’opposition à la dernière présidentielle. Ce leader de l’Opposition a décidé de participer à l’œuvre de construction nationale suite à l’appel insisté du président Macky Sall. Cette invitation est aussi adressée à Malick Gackou qui ne devrait avoir aucun obstacle pour rejoindre la mouvance présidentielle, si son parti le décidait, dans un élan d’unité nationale, en attendant les prochaines échéances électorales. Dans la mesure où en politique, il faut savoir prendre ses responsabilités, n’en déplaise  aux chats noirs qui s’opposent le jour et le rasent les murs de Mermoz le soir. Il faut se mettre à l’évidence afin de comprendre qu’il y a un temps pour battre campagne et un autre pour le travail. Cette propension à vouloir maintenir ce pays dans une campagne électorale sans fin, est irresponsable de la part des acteurs politiques et improductive pour les populations qui ont faim et qui sont fatiguées de ce jeu politicien de haut vol.

Par Mamadou Mouth BANE

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