Connect with us

ACTUALITÉ

Pardonnez-moi Prési ! Parce que j’étais heureux et j’ai dansé le jour de votre chute( Papa Makhtar Diallo)

Published

on


Oui, pardonnez-moi, parce que j’étais heureux et j’ai dansé le jour de votre chute.
Pardonnez moi parce que ce jour là, je n’avais pas retenu les universités et écoles érigées.
Je ne me rappelais non plus de toutes ces infrastructures créées (autoroute, hôpitaux, échangeurs…)

J’avais même oublié jusqu’aux Cases des touts petits, les centres de santé élevés…
J’ai aussi eu à nier la liberté d’expression vitale, la sincère démocratie, la généralisation des bourses, l’égalité des chances, la parité fixe…

J ‘ai tout oublié de votre combat pour une Afrique unie, votre combat contre l’impérialisme barbare ; jusqu’à votre combat pour une justice indépendante et l’édification de l’État de droit j’avais oublié les jalons posés. Je vous présente mes excuses et vous exprime ma gratitude parce que je vous ai combattu sans savoir le pourquoi et je n’ai pas su vous défendre quand il le fallait.

Pardonnez-moi !
Même si d’un autre côté je pensais bien faire en agissant aux côtés d’autres, tellement j’étais convaincu que la meilleure option c’était votre départ du pouvoir pour l’instauration d’un vrai et décisif changement. Aujourd’hui si c’était à refaire on ne m’y reprendrait et je ne ferai pas la même erreur assumée en agissant en aveugle sur la sphère politique. Assurément ! Car Prési rien n’a changé, à votre suite quand c’est votre successeur qui a finalement fait du « wax waxet » ; et avec lui c’est la dilapidation des ressources publiques qui continu, c’est la justice qui est instrumentalisée ; c’est la prison pour isoler ces adversaires politiques.

Or nous n’avions juste voulu que le changement en optant pour l’alternance une seconde fois. Et ça s’est retourné contre nous. Les jeunes n’ont pas de boulots qu’on leur a promis. Les droits des travailleurs ne sont plus à négocier pour des conditions optimales de travail. Du jour au lendemain tout a changé radicalement changé mettant sous le boisseau 12 ans d’acquis occultés péremptoirement. La République des voleurs a détruit les valeurs de la République et dans le mauvais sens : en nous livrant pieds et points liés à l’occident, au capital financier étranger, au pouvoir des investisseurs accablants et surtout à la France ancienne tutelle coloniale. Nous en sommes là.

Alors, face à cette situation je dis et je l’affirme : j’aurai encore préféré vous avoir VOUS au poste de commandement, malgré vos erreurs, malgré votre âge que vous portez très bien par ailleurs machala. En fait, ce qu’il y a dire c’est que, comme tout être humain, vous avez accumulé vos parts des erreurs de la vie, vous avez été tributaire de vos faiblesses ; mais, comme j’ai l’habitude de le dire, on apprend beaucoup de ses erreurs et les œuvres humaines si parfaites d’une personne noble sont à même d’effacer toutes ses faiblesses du passé.

Tel est la foi de tout croyant qui aspire au généreux et beau pardon du divin : Sa Clémence recherchée à Allah SWT. Aujourd’hui je me sens responsable en partie de la situation que traverse notre beau pays doté en ressources précieuses par Dame Nature.
Mon malheur comme celui de la majorité du peuple vient de notre naïveté à avoir cru à un trafiquant d’espoir. Comme beaucoup, j’ai voté pour lui, au lieu de m’astreindre une consigne de vote réfléchie et personnelle, croyant trop facilement aux idées qu’il véhiculait en toute démagogie.

Mais aujourd’hui il est venu l’heure de faire son bilan comme vous dites, de passer au peigne fin sa gestion pendant qu’il est encore au pouvoir. En gros que reste-t-il de ses idées sur la bonne gouvernance sobre et vertueuse, à propos de la rupture qu’il présentait principe du « gagner ensemble gouverner autrement ensemble ». Ce n’était en réalité que de la poudre au yeux au final.

Aujourd’hui encore, les ressources minières sont vendangées, les ressources gazières et pétrolières sont en train d’être bradées aux moins disant, les ressources publiques sont dilapidées sur fond de scandales financiers jamais élucidés, la liberté d’expression bafouée en prend un sacré coup, la démocratie devient nuit et jour des salons de conspirateurs et des nids de coucous pour des espions anti-patrie confirmés. C’est à un désastre qu’on court en y concourant tous à ce rythme où le peuple des partisans et supporters se livre guéguerre permanente sur toutes les surfaces de communication, routes et rues y compris.
Alors pardonnez à moi qui vous demande pardon humblement mon cher Papy, président de coeur à vie.

Pour finir, permettez moi vous dire ceci en privé dans l’oreille de l’audient sage que vous êtes pour des millions de Sénégalais : «Vous êtes pour le Sénégal et l’Afrique, ce que Napoléon fut pour la France. À chaque fois que l’on eut besoin d’un homme et d’un seul, tous les esprits se sont tournés vers vous, Maître. Comme Roosevelt qui, en 1929, tira l’Amérique de la grande récession par la politique des grands travaux, vous avez mis le Sénégal sur orbite, pour en faire un pays émergent, grâce à vos vastes chantiers qui ont fini de redonner aux éléphants leurs couleurs naturelles».

Vous devinerez aisément de qui peut-il s’agir pour vous élever à votre prééminence la plus digne qui soit, tout en paraphrasant le président actuel.

Continue Reading
Comments