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ACTUALITÉ

Le Péage de Eiffage, l’autoroute des grandes raquettes d’avenir

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Sénégalaises, 
Sénégalais,
Chers compatriotes,

Les contrats de concession de l’autoroute à péage dont le premier avait été signé sous le régime du Président Abdoulaye Wade et le second sous celui du Président Macky SALL, continuent d’alimenter des inquiétudes sur plusieurs plans. Contrairement à ce que nous fait croire EIFFAGE, cette autoroute n’est pas celle d’un avenir radieux pour notre pays, c’est 48km de raquette dans le trésor sénégalais. Pour preuve !

Saviez-vous que la SECCA SA, ex SENAC SA, n’est pas favorable à la renégociation du contrat de concession de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, malgré une augmentation des transactions (68%) par rapport aux prévisions de base (16%) ?

Saviez-vous que L’Etat ne peut récupérer les 40 à 50% du surprofit par rapport aux prévisions de base qu’à l’activation du mécanisme ? L’activation du mécanisme interviendrait en 2028 pour le Contrat Initial. D’ici là tout surprofit, quel que soit le montant, ira dans les caisses de la SECCA SA.

Saviez-vous que L’Etat a le droit d’acquérir ou de faire acquérir, par des personnes morales ou physiques sénégalaises, des actions dans le capital du Titulaire à hauteur d’un maximum de vingt-cinq pour cent (25%) sous réserve de l’accord des prêteurs, ceci depuis 2014 ?

Saviez-vous que L’Etat du Sénégal avait accepté en contrepartie de la mise à disposition du Terrain, de recevoir de la SECCA SA une redevance annuelle d’occupation du domaine public d’un montant d’un millier de francs CFA (1.000 FCFA) ?

Saviez-vous qu’en fin d’année 2019, la SECCA SA a obtenu 143,7 milliards contre 107,3 milliards en termes de recettes prévues, soit un surplus de 40,433 milliards ?

Suffisamment d’éléments pour vous prouver une énième fois que les contrats de concession de l’autoroute à péage sont totalement déséquilibrés et en défaveur de l’Etat du Sénégal.

Il est temps que nous, sénégalaises et sénégalais, exigeons la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, élargie à la société civile et aux journalistes, pour la plus grande transparence et l’éclatement de la vérité sur les dessous de ces contrats ; d’autant plus que les signataires des deux contrats de concession (initial de 2009 et complémentaire de 2014) sont tous en vie.

Maintenant que l’Etat souhaite renégocier, il est de notre devoir, tous sans exception, de mettre la main à la pâte. C’est une question de souveraineté. Un combat auquel nous appelons en premier l’Etat.

Pape Abdourakhmane Dabo
Ingénieur des Ponts et Chaussées
Consultants en Infrastructures Publiques
Membre du CCUAP 
mr.dabo05@gmail.com