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Société

L’État encourage la culture de la dénonciation et du signalement des cas de violence (magistrat)

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Le président Macky Sall avait instruit le gouvernement, dans le cadre d’une synergie d’actions à assurer la vulgarisation de la loi criminalisant le viol et la pédophilie pour son appropriation par les populations et son application effective. Et c’est suite à ces instructions que le ministère de la Femme, du genre et de la protection des enfants avait engagé des concertations avec tous les acteurs au niveau institutionnel et de la société civile pour élaborer une stratégie de vulgarisation de cette loi.
 
À la faveur de ses rencontres avec les acteurs ciblés dans le cadre d’une campagne de vulgarisation de la loi criminalisant le viol et la pédophilie, l’invite a été faite aux journalistes de relever la nécessité de toujours dénoncer les cas de violence. 
 
‘’L’appel lancé aux journalistes est d’encourager, à travers leurs émissions ou articles, la dénonciation. La culture de la dénonciation et du signalement des cas de violence. La loi (N°2020-05 du 10 janvier 2020 modifiant la loi N°65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal) est là pour résoudre ce problème’’, a annoncé Mame Ngor Diouf, Secrétaire général du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants qui présidait une rencontre.
 
Magistrat de formation et détaché à ce département, il a signalé que ‘’si véritablement les faits de viol et de pédophilie ne sont pas portés à l’endroit des juridictions, on ne pourra pas parler d’application. Et entre les faits et les jugements, il va falloir dénoncer, sensibiliser les communautés à tous les niveaux. Il faut véritablement que ce mur du silence soit brisé pour que nous puissions dénoncer les auteurs, engager les poursuites et permettre à la justice d’appliquer les sanctions. Voilà les défis qui restent devant nous et le gouvernement renouvelle son engagement à poursuivre cette campagne au niveau national’’, a-t-il indiqué.
 
Dans le cadre de la campagne de vulgarisation de cette loi, il est annoncé des actions. Des actions qui, selon M. Diouf, vont se poursuivre très prochainement d’abord au niveau des régions, de Kaolack et de Ziguinchor. Et au-delà, sillonner les autres régions au moins pendant 3 mois pour voir l’évolution et en moyenne pendant 6 mois avant d’évaluer les effets. Mais, il rappelle les objectifs de cette campagne officiellement lancée par le ministre de la Femme, Ndèye Saly Diop Dieng, sous le slogan, ‘’Na daak mba mu daal’’. Lequel veut dire que les violences faites aux femmes et aux filles doivent cesser sinon de lourdes sanctions tomberont à l’encontre des auteurs.
 
‘’Nous avons des textes. La loi vient les renforcer avec une bonne dose de répression. Alors, si les criminels de l’autre côté ne cessent pas de violenter les filles et les femmes, la sanction va tomber et c’est ça, la bonne dose dissuasive. Donc la peur doit changer de camp. Mais pour cela, il faut que les gens comprennent la loi, mais en cas d’infraction, il faut plus saisir les juridictions et veiller à l’application des sanctions. 

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