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Economie

Campagne de commercialisation des récoltes à Kédougou : Les producteurs veulent du cash

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En partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kédougou (Cciak), le Pro­gram­me d’appui au développement de l’agriculture et à l’entreprenariat rural phase 2 (Padaer2) a eu avant-hier une rencontre de mise en relation et la contractualisation entre les opérateurs du marché et ceux de production de la région de Kédougou. A l’issue de laquelle les prix de certaines spéculations ont été déterminés d’une manière consensuelle.
«Nous sommes convenus de vendre de la semence du riz à la Sedab. Le prix du kilogramme varie entre 250 et 350 francs Cfa selon les variétés. Celui du kilogramme du fonio non décortiqué est fixé à 300 francs. Le kilogramme de semence de maïs coûte 200 francs Cfa», a annoncé le président régional des maïsiculteurs de Kédougou. Angia Diallo précise que les producteurs n’accepteront pas de bons. Tout acheteur qui veut acquérir leurs récoltes devra sortir du cash. «On n’acceptera plus de peser le riz et de rester deux ou trois mois sans percevoir de l’argent. Ça, ce n’est plus possible. L’argent sera versé sur place. Qui veut du riz doit payer les producteurs au minimum une semaine plus tard», a déclaré Angia Diallo.
Les maïsiculteurs de Kédougou veulent en finir avec les longs délais de paiement. «Lorsqu’un cultivateur décide de vendre une partie de la production, c’est juste pour avoir du profit. S’il vend à perte, il aura souffert inutilement», a indiqué le président Angia Diallo, lors des échanges.
Cette année, cette mise en relation des opérateurs producteurs et les acheteurs semble accuser un léger retard par rapport aux années précédentes.
El Hadji Sény Gningue, responsable de l’antenne du Pader2 dans la région de Kédougou, explique : «Nous ne pouvions pas anticiper sur ces contrats, parce qu’en 2020, on est dans un contexte particulier et difficile marqué par la pandémie du coronavirus. La logique voudrait que ces contrats soient signés avant la campagne. Ainsi le producteur sera assuré qu’il a un marché, l’opérateur une matière première qu’il va collecter dans telle localité avec quel producteur ainsi de suite. Donc on ne pouvait pas faire comme les années précédentes, à cause de la situation du Covid-19. On est obligé d’aller vers des contrats post campagne.»
Cette initiative du Padaer2, en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kédougou, n’est pas fortuite. «Le fait d’associer les opérateurs de marché dans le système est fondamental, parce que le marché est porteur pour l’agriculture. L’opéra­teur qui va acheter, lui aussi, a besoin de ce producteur et de cette matière première pour développer son entreprise», a fait savoir El Hadji Sény Gningue.
Le Padaer2 est conscient du rôle important que les opérateurs de marché doivent jouer dans le processus. «L’agricul­ture doit avoir une locomotive. La locomotive pour tirer l’agriculture c’est d’avoir un marché rémunérateur avec des prix raisonnables, pas des prix toujours élevés, mais non plus des prix toujours bas, mais raisonnables», a précisé le responsable de l’antenne du Padaer2.
L’adjoint au préfet de Salémata qui a présidé la rencontre à rappeler dès l’entame des travaux les règles du jeu et les objectifs aussi ont été clarifiés à toutes les parties. Mamoudou Dème indique : «L’un des objectifs principaux de cet atelier, c’est de permettre à ces entités, les opérateurs de marché qui sont les acheteurs et les opérateurs de production qui offrent leurs produits au marché, de trouver un terrain d’entente et des prix pour lesquels chacune des deux entités va se retrouver.»
Cette rencontre a regroupé les opérateurs de l’union Op Bamtaaré, les opérateurs de production de l’union Op/ Ancar et les opérateurs de marché.

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