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« Black is Beautiful », comment est né le mouvement culturel et politique aux Etats-Unis

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Le 28 janvier 1962, une grande foule se forme devant le Purple Manor, une boîte de nuit du quartier de Harlem à New York. Un défilé de mode a lieu – un événement qui s’avère si populaire qu’il doit être organisé une deuxième fois le même soir – ce qui déclenche un mouvement qui changera à jamais la façon dont les Noirs sont représentés.

Le spectacle, intitulé Naturally ’62, a été organisé par l’African Jazz-Art Society & Studios (AJASS), un groupe de créatifs, dont le photographe Kwame Brathwaite – aujourd’hui âgé de 82 ans – et son frère Elombe Brath (décédé en 2014).

Il mettait en scène des femmes noires qui avaient choisi de s’éloigner des normes de beauté occidentales : les mannequins qui participaient au défilé ce soir-là portaient fièrement leurs cheveux afro ; leurs vêtements s’inspiraient de modèles de Lagos, Accra et Nairobi ; leur peau était plus foncée et leur corps plus charpenté que les femmes représentées dans les magazines de mode, y compris les publications noires. « Il y a eu beaucoup de controverse parce que nous protestions contre le fait que, dans le magazine Ebony, on ne trouvait pas une fille de peau d’ébène », a déclaré Brathwaite à Tanisha Ford, l’auteur de Liberated Threads : Black Women, Style, and the Global Politics of Soul dans le magazine Aperture.

Ces femmes étaient connues sous le nom de modèles Grandassa (tiré du terme « Grandassaland », utilisé pour désigner l’Afrique par le nationaliste noir Carlos Cooks, dont Kwame et son groupe ont suivi les enseignements).

Le défilé de mode ne s’est pas limité aux apparences, mais a donné le coup d’envoi du mouvement Black is Beautiful qui a traversé les années 1960 et 1970. Et c’est maintenant le nom d’une exposition itinérante des œuvres de Brathwaite, actuellement présentée au Columbia Museum of Art en Caroline du Sud.

À l’époque, Brathwaite était connu comme le « Gardien des images ». Ses nombreuses photographies montraient des jeunes noirs en pleine maturité.

« Il avait toujours son appareil photo, prenant des clichés de tout ce qui se passait », raconte Ford à BBC Culture. « Si vous prenez constamment des photos, pensez aux photos d’archives que vous accumulez au bout d’un an, de cinq ans ou même de dix ans ».Lire la suite:https://www.bbc.com/afrique/region-55348736

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