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Société

« Quelle est la valeur ajoutée d’un débat politique sur un 3ème mandat pour notre économie? »

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Économètre statisticien de son état et par ailleurs chef de la Division de la Masse salariale à la Direction de la Solde au Ministère des Finances et du Budget, Ibrahima Ibou Cissé  trouve ahurissant que certains politiques, face aux exigences économiques de l’heure, entretiennent encore ce débat sur le troisième mandat.  
Câblant Dakaractu, le financier assène : « ce débat, est à la limite, puéril et sans impact sur la volonté de mettre le pays sur la voie de l’émergence ». 

Pour lui, il est de loin plus utile que tous les Sénégalais, d’ici et d’ailleurs, se concentrent sur la résolution des difficultés et la recherche de solutions à nos différents problèmes. « Avant même l’élection présidentielle de 2019, s’est posé le débat sur le troisième mandat qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, mais aussi, a explosé les Video Audience Measurement  (unité de mesure du niveau d’audience des vidéos) au niveau de nos différents médias et dans les réseaux sociaux. La particularité typiquement Sénégalaise, qui fait de nous des ‘experts et spécialistes dans tous les domaines’ , nous trahit tous et ne nous oriente pas sur l’essentiel de nos besoins. » Quelle est la valeur ajoutée de ce débat sur le peuple Sénégalais ? Pourquoi acceptons de perdre notre temps en écoutant nos supposés experts qui, malheureusement, occupent les plateaux des différents médium de communication pour débattre sur un sujet dont seul l’avis du Conseil Constitutionnel est à pendre en compte. 
Pensons-nous qu’une quelconque pression pourrait être mise sur les membres de cette institution ? »

Loin de s’imposer en donneur de leçons, Ibrahima Cissé invitera les Sénégalais à réfléchir sur certains concepts. « Être au pouvoir, veut dire avoir de la hauteur, savoir écouter tout le monde afin que les politiques publiques définies prennent en compte les différentes considérations. Mais surtout accepter les critiques des autres afin de s’améliorer. S’opposer, tout le monde y a droit. En acceptant que l’on ait le droit de s’opposer à la politique du Président de la République, il faudra aussi, avoir la grandeur et à la hauteur d’accepter que d’autres accompagnent le Président dans la réalisation du PAP 2 ajusté et accéléré pour la relance de l’économie sénégalaise. S’opposer ne signifie pas aussi souhaiter que rien ne marche, dans ce cas, aucun sénégalais n’y échappera.
Cherchons à laisser une belle image à nos enfants en évitant, dans nos propos, la vulgarité, les insanités, les insultes. »

L’économiste de confier que les urgences chez les Sénégalais se trouvent dans la nécessité d’assurer la sécurité intérieure et extérieure, la prise en charge médicale en cas de besoin et mettre en place un système de couverture sanitaire au niveau national en rehaussant les plateaux techniques des établissements publiques de santé, une bonne instruction et éducation pour nos enfants, l’approvisionnement en eau potable. Mais aussi, ajoute-t-il, mettre en place un véritable système d’assainissement, une bonne couverture en terme d’électrification. Il faudra, selon lui, assurer le développement des infrastructures (routières, sportives etc.) en rétablissant l’équilibre entre les territoires urbains et ruraux, développer l’esprit d’entrepreneuriat dans nos universités et écoles de formation, autonomiser les femmes et encadrer et accompagner les jeunes.

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