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Politique

« Le Sénégal n’est pas sous la menace de la faim »

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Dans sa parution du jour, L’Observateur soutient que le Sénégal est guetté par la faim. Le journal reprend en fait une déclaration de Jean Pierre Senghor sur la situation alimentaire du pays. Une affirmation contestée par Dr. Ibrahima Mendy, Directeur de la DAPSA. Pour lui, cette menace agitée n’existe pas.

« Le titre ‘’Le pays sous la menace de la faim » ne reflète pas la situation réelle de la sécuritaire alimentaire au Sénégal. Nous tenons à préciser que le Sénégal n’est pas en situation d’insécurité alimentaire ni de menace de la faim », rétorque-t-il.

Selon lui, le Sénégal a eu cette année une production record, diversifié et accessible aux populations, grâce à la politique agricole définie par le Président Macky Sall. « Cette production record s’explique par l’augmentation du budget de la campagne agricole 2020/2021 de 20 milliards en le faisant passer de 40 milliards à 60 milliards, la bonne pluviométrie très bien répartie dans le temps et dans l’espace, la mise en place à temps de semences et d’engrais de bonne qualité, et une mise à disposition des producteurs de matériel agricole », énumère-t-il.

Un résultat qui l’amène à inviter les acteurs à éviter de faire peur pour rien. « Les départements cités comme Vélingara, Birkilane, Saraya, Koumpentoum, Louga ont atteint cette année des niveaux de pluviométrie jamais égalés depuis 1970. Ces départements ont également reçu des facteurs de productions à temps. Rien ne peut donc expliquer une situation de menace de faim dans ces départements », s’exclame-t-il.

À propos de la région de Matam, ajoute Ibrahima Mendy, « le calcul des indicateurs d’insécurité alimentaire à travers la production pluviale fausse l’analyse car nous savons que cette région fait de la production irriguée en contre-saison et des cultures de décru ».

Selon lui, le contexte actuel de pandémie de COVID-19 ne saurait justifier cette menace supposée de la faim au Sénégal. L’argument « ne tient la route », à yeux. Au contraire, renchérit-il, « le constat sur le terrain est que les producteurs ont beaucoup emblavé. Cela s’explique par une prise de conscience des Sénégalais relative à leur sécurité alimentaire ».