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mise en place un comité local de gestion à Touba

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La deuxième vague de la Covid-19 nécessite la prise de mesures hardies. C’est la raison pour laquelle le médecin-chef du district sanitaire de Touba, Docteur Ndèye Maguette Diop, a invité les populations à suivre l’exemple du khalife général des mourides, en portant le masque, lors d’une réunion du comité local de gestion des épidémies.

Pour la blouse blanche, ‘’le véritable problème, c’est au niveau de la communauté qui doit s’engager en respectant les mesures barrières. Nous demandons aux autorités locales (chefs de village, leaders d’opinion) de jouer leur partition dans cette lutte. Il faut éviter la stigmatisation. C’est ce qui entraine le déni. Celui qui refuse de se faire dépister est un vecteur dans la communauté. Il faut que les cas soient entourés par leur communauté. Le khalife est le premier à porter le masque. Ce qui devrait nous amener à l’imiter et, ce faisant, le port du masque devrait être vulgarisé à Touba. C’est une opportunité que nous, agents de santé, devrions saisir. Ce que le ‘ndiguel’ peut faire, le conseil sanitaire ne le peut pas’’.

Ce comité qui vient d’être mis en place par le sous-préfet Babacar Ibra Mar. Expliquant le bien-fondé de son acte, le sous-préfet a déclaré : ‘’Nous avons constaté une nouvelle vague de Covid. En trois semaines, le nombre de cas positifs recensés est de loin supérieur au nombre que Touba a eu, lors de la première vague, en trois mois. Lorsque je m’en suis ouvert à Madame le Médecin-Chef du district sanitaire, elle m’a fait comprendre qu’il n’y avait pas un comité local de gestion. Ce que j’ai jugé inacceptable. Alors, j’ai décidé de mettre sur place un comité qui va se réunir périodiquement, pour voir comment riposter’’.

Dans la ville sainte, la situation est préoccupante. Et pour cause : six nouveaux cas ont été recensés hier et ils sont tous communautaires. Actuellement, le nombre de cas suivis à domicile est de 44. Le nombre de contacts suivi est de 45 et parmi les malades de la semaine, il ya 8 cas graves. Hier, il n’y a pas eu de décès, alors que la semaine dernière, deux morts ont été comptabilisés.

Faisant le cumul, depuis le début de la pandémie, le Dr Ndèye Maguette Diop, le médecin-chef du district sanitaire, confie : ‘’Touba est à 702 cas confirmés avec 597 guéris et un total de 39 décès, depuis le début. Juste noter qu’on a une augmentation très rapide du nombre de cas, pendant le mois de décembre. Rien que durant la semaine du 14 au 20 décembre, on a eu 46 cas, alors que sur les trois semaines du mois de décembre, on a un total de 61 cas, avec plus de la moitié juste la dernière semaine. Au mois de novembre, on n’était qu’à 11 cas. Ces chiffres montrent que, depuis le mois de novembre, il y a une augmentation, mais avec une accélération assez importante cette dernière semaine.’’ Au mois d’octobre, il n’y avait presque plus de cas.

Parmi les recommandations et doléances, les participants ont demandé la réouverture immédiate du CTE de Touba. ‘’Ce sera fait dans une semaine, après l’échange que j’ai eu avec le docteur Fatou Mbaye Sylla, la directrice générale des Etablissements de santé. C’est un CTE de référence. Il faut aussi l’engagement communautaire et faire en sorte que le déni soit banni. Il faudrait aussi respecter les mesures barrières qui, il faut le dire, ne sont pas du tout respectées. J’ai demandé aux forces de défense et de sécurité de faire appliquer ces dispositions’’, souligne le sous-préfet de Ndame.
Enquête