Connect with us

A-La-Une

Le Nouveau Pape Du Moonwalk Qui Défie La Loi De La Gravité (PORTRAIT)

Published

on


Salif Guèye, ce jeune parisien, danseur de rue, ne s’imaginait pas que sa vidéo la plus banale, la moins sophistiquée, percerait le cœur des célébrités hollywoodiennes, des icônes de la NBA et autres stars américaines comme Bruno Mars, Chris Brown, Quincy Jones ou Wesley Snipes… Et pourtant, envoûtés par son moonwalk hors norme, «le plus grand et le plus long», ces stars n’ont pas hésité à partager la vidéo. Conséquence immédiate, Salif Guèye, alias Cooockboyz, est catapulté star mondiale à moindre frais et en un temps record. En moins de six mois, il est invité deux fois aux Etats-Unis dans l’un des talk-shows les plus suivis : l’Ellen Show. L’étoile de Salif vient ainsi de se lever à son insu et ne s’arrête pas. Depuis lors, il est courtisé par des stars mondiales qui le veulent pour des projets ou des marques pour être leur ambassadeur. Désormais, le jeune fréquente des lieux quasi impénétrables et fait des rencontres improbables avec le beau monde. Paris est désormais trop petit. Pour cultiver son talent et développer sa carrière,  Salif rejoint New York. Un joli coup de destin ? En effet oui, mais pas que… Balade dans le destin féérique d’un étudiant qui a boudé les amphis pour vivre à fond sa passion dans les rues de Paris. PORTRAIT

 Bonbons, préservatifs, numéros de téléphone, mais aussi pièces de monnaie, tout de même… C’est ainsi que Salif a longtemps été récompensé pour ses  prestations par quelques  âmes charitables, dans les rues de Paris. Mais depuis deux ans, il en a fini avec ces miettes qui ressemblent à de la pitance à un mendiant offerte. Étudiant en deuxième année de Droit, ce Franco-sénégalais a préféré ranger ses manuels de Droit, tourner  dos aux amphis pour cultiver suivre sa passion et développer sa vocation. «Malheureusement, j’ai abandonné les études pour ma passion. Malheureusement parce que les études, c’est important » confesse-t-il sur Bfm tv. Performeur épatant, si le hip hop est principalement la danse qu’il a d’abord connue et qu’il pratique toujours, la découverte du popping/locking version Michaël Jackson, a depuis quelques années conquis son cœur. Devenu aficionado, il  pratique le break dance presque à la perfection. Son moonwalk résiste  à l’impesanteur et défie la loi de la gravité. C’est d’ailleurs cette danse popularisée et brevetée par Michaël Jackson qui a propulsé Salif au-devant de la scène. Très agile, ce phénoménal moonwalk a inexorablement changé le cours des choses et accéléré l’ascension fulgurante du jeune danseur, raillé un jour par son prof pour sa carrière envisagée.

Cette vidéo de rien du tout qui dégagea l’horizon

Salif Guèye est connu dans le centre de Paris. D’apparence frêle, il est effilé avec une silhouette d’ado et porte de grosses tresses sur la tête. Salif prend grand plaisir à danser en s’en mêlant les jambes tels deux serpents s’enlaçant ou en se tordant le corps tel un contorsionniste. Depuis des années, il l’habitude de se faire filmer  avec l’aide de ses copains  après chaque street show dans Paris. Après, il monte, traite et poste lui-même les vidéos sur les réseaux sociaux sans qu’il ne se passe rien d’extraordinaire. Mais ce jour de 13 octobre 2018, divine surprise ! Sa plus simple vidéo, sans montage ni traitement aucun et dont il n’avait aucune satisfaction particulière, le met sous le feu des projecteurs. La séquence filmée à Beaubourg, à quelques mètres du centre Georges Pompidou à Paris, devient virale, visionnée par plus de 5 millions de personnes sur Instagram en quelques jours.  Et pourtant Salif a failli rater ce beau coup du destin. Il avait demandé avec insistance  que la  vidéo fût supprimée peu après l’avoir postée, mais c’est son copain qui demandé de la laisser 24h au moins. «En octobre 2018, j’ai fait une vidéo, la plus simple de ma vie qui a complètement changé ma vie. J’ai reçu une reconnaissance mondiale parce que beaucoup de stars ont relayé cette vidéo», se félicite Salif Guèye, dit Salif Lasource  ou Salif_Crookboyz sur Instagram.

Lebron James, Chris Brown, David Guetta, tous emballés

La petite vidéo est partie comme une étincelle dans un champ de coton grâce à  la magie des réseaux sociaux. Relayée par le basketteur Lebron James (NBA), par l’acteur, catcheur et producteur américano-canadien Dawn Johnson (The Rock), le chanteur Chris Brown, par Bruno Mars ou encore David Guetta, etc. Dans la foulée, Salif passe de 9000 abonnés à 1 600.000 abonnés en moins d’une semaine sur Instagram. «Un record que personne n’avait encore fait » sur ce réseau social, dit-on. Et tout s’emballe. Les show télé s’enchainent entre Paris et Los Angeles. En effet, Ellen Degeneres la célèbre animatrice de Ellen Show, l’un des programmes tv les plus célèbres des États-Unis, remue ciel et terre pour retrouver les traces  de Salif afin de l’inviter dans son show. «Elle m’a cherché partout. Snapchat, Instagram, partout…C’est son assistante qui m’a d’abord envoyé un message sur Facebook . Quand j’ai vu juste le logo j’ai pété un câble. J’ai crié », confie le jeune danseur alors âgé de 22 ans. Quelques jours après avoir retrouvé les traces de Salif sur les réseaux sociaux, Ellen Degeneres lui offre le billet d’avion pour la rejoindre aux États-Unis. Embarquement immédiat à Los Angeles.

 Ellen Show : les bénédictions de la Cité des Anges

Reçu en guest-star, Salif Guèye passe dans  «Ellen Show» le 6 novembre 2018 et fait sensation. Fortement ovationné par le public, le jeune parisien n’en croit pas ses yeux d’être réellement en face de cette figure de la télévision américaine. «Est-ce que c’est réel? C’est toi (Ellen)? Je ne savais pas que je serais ici un jour. C’est vraiment extraordinaire », confesse-t-il l’animatrice. Captivée par Salif qui a émerveillé son public, Ellen promis à son invité de poster sur sa chaine toutes les vidéos qu’il fera après. Un coup de pouce supplémentaire pour cette star en herbe. Salif ne pouvait avoir meilleure vitrine que celle-ci. Sur YouTube, ce numéro d’Ellen show a plus de 5 millions et demi de vues.  Et Ellen ne lâche pas Salif de sitôt après ce premier passage dans son émission.

Quatre mois après son retour à Paris, Salif est, de nouveau, invité  en février 2019 par Ellen.  Cette fois-ci il arrive avec sa bande de ses 3 copains danseurs. Le quattro  épatent les télé(spectateurs) avec leur crew danse bien raffiné. Le  clou de ce deuxième passage c’est que Salif et sa bande rentrent à Paris avec une grosse surprise : Salif reçoit un chèque de 10.000 dollars à lui tout seul et ses danseurs en reçoivent aussi 10.000 dollars à 3, en plus de Sweatshirts (tee-shirts à manche longue). Ce talk-show américain marquera d’une pierre blanche la future carrière de Salif. A Dieu Paris et bienvenu à New York.

De la banlieue française à  la métropole de New York

La légende de Salif Guèye s’est construite dans les rues de Paris,  au pied de la tour Eiffel ou encore du Trocadero où il esquissait gaiement des pas de danse sous le regard admiratif des passants. Il n’avait pas conscience de qu’il était en train de construire de sitôt quelque chose de grand, de beau, de solide et de phénoménal. Mais la magie des réseaux sociaux aidant, il a conquis le monde depuis Paris et son talent unanimement validé. Désormais c’est Outre-Atlantique qu’il monnaie son talent comme son patriote Omar Sy. A ce titre, la vie de Salif ressemble fort bien à un conte de fée tout droit sorti du livre de contes des frères Grimm. Sauf qu’ici c’est la réalité dépasse la fiction. On est bien dans une réalité vécue.

En vérité le hasard et la chance ont  peu  à voir avec la succes story de Salif. C’est un rêve nourri et entretenu qui a abouti grâce  au travail. Enfant, quand Salif traversait les champs Élysée accompagné de sa mère, celle-ci ne se doutait pas que son fils voyant  des danseurs, planifiait in petto sa future carrière de la sorte. Et pourtant c’est d’où est partie sa source d’inspiration.  «Quand j’étais plus jeune et que je passais  avec ma maman sur les Champs Élysées, je voyais des danseurs, je trouvais ça très cool et je me disais : un jour, je voudrais faire ça. J’ai découvert d’incroyables danseurs qui m’ont inspiré comme Les Twins. Grace à eux, j’ai pu  rêver grand et me dire que c’est possible même pour une personne comme moi »,  a récemment expliqué Salif Guèye  dans une vidéo depuis  les USA.

La vie n’est pas seulement dans les amphis, mais aussi dans la rue

Aujourd’hui âgé de 24 ans, Salif Guèye est né à Épinay-Sur Seine (banlieue parisienne) de parents sénégalais. Enfant, il a été bercé par la musique, notamment par les goûts musicaux de son frère ainé grâce à qui il découvre le hip hop classique. Féru de danse, c’est depuis l’âge de 3 ans quasiment que Salif dansait sur la musique de Youssou Ndour, James Brown  Miles Devis et autres.  Dès le lycée, il performait déjà avec plaisir dans la capitale française avec son groupe «Undergroove».  «A l’âge de 15 ans, j’ai commencé à danser dans la rue et j’ai trouvé ça très cool », raconte-t-il. Un spectacle gratuit qui accroche les spectateurs et qui procurait de l’argent de poche au jeune danseur au point de s’autonomiser financièrement. «J’ai commencé à gagner ma vie en tant que danseur, en dansant  dans la rue». Malgré le temps accordé à sa passion, Cette passion, il décroche son Bac et entame les études supérieures.

Les amphis ? Trop ennuyants…

Étudiant en Droit, Salif Guèye était manifestement rêveur en cours. Mémoriser des textes de lois ou autres théories, s’habituer à des jurisprudences semblaient bien ennuyant pour le «breack dancer». Il ne se sent pas à sa place, assis toute la journée en salle. Lorsque les profs dispensaient  leurs sciences, Salif lui scénarisait ses pas de danse, affinait ses chorégraphies. Finalement, l’amphi avait le corps et la rue gardait l’esprit. Pour être honnête avec lui-même, Salif  décide de jeter l’éponge. Il renonce aux études. S’en suivent alors de longues heures de travail intense de street danse. Il la pratique avec autant de constance que d’endurance parce que ce sont 10 heures de temps d’entrainement par jour et tous les jours. S’il n’avait pas travaillé dur pour perfectionner sa danse, s’il n’aurait pas reçu à faire ce moonwalk hors norme et attiré l’attention de toutes ces célébrités. Ayant trouvé sa voie dans cet art, il s’y investi à fond avec foi. Salif savait que son étoile brillera, qu’il rayonnera et que son rêve se réalisera un jour. Mais les principales inconnues, c’étaient quand, comment et à quelle échelle ?

Michaël est mort, vive Salif

Longtemps, Salif a dansé  au rythme du hip hop. C’est lors de ses vacances au Sénégal qu’il découvre le roi du Pop Michael Jackson. Et c’est le déclic. Il se met à imiter sans relâche. Alors qu’à cet âge d’autres enfants consommeraient sans modération Tarzan, Père Castro ou autres dessins animés, Salif, lui était concentré à suivre son idole non-stop pendant des heures.  Devenu un féru de Michael Jackson, à la fête d’Halloween  le 31 octobre 2018, Salif a rendu hommage à la star d’une manière originale. Fardé au look de Michael Jackson dans «Thriller», il interprète 2 Bad en réalisant «une chorégraphie renversante au pied de l’arc de triomphe» à Paris. La grande source d’inspiration de Salif ce sont aussi  Les Twins qu’il a vu danser à leur début dans les rues avant de connaître la gloire. «Les twins font partie de mon inspiration première avec Michael Jackson parce que c’est des gens qui ont réussi à innover le hip-pop. C’est ce que  je cherche à faire aussi». Il est aussi inspiré par Charly Chapelin. D’ailleurs dans « Touche pas à mon poste, une animatrice estime que c’est un destin semblable à celui de Twins qui attend Salif. Tandis que Pierre Lescure  de l’émission  C’ à Vous de France2 qualifie le moonwalk de Salif  comme étant  «le plus et long et le grand de toute l’histoire».

 «Le cœur ne ment pas»

A travers son histoire, Salif invite les autres à cultiver et à croire en  leur talent. Il se réjouit de son parcours. «Je suis très fier d’avoir inspiré les gens, montrer aux gens que c’est possible de commencer tout en bas et se retrouver au top le lendemain. Je le fais avec le cœur et quand tu fais avec le cœur et quand tu le fais avec le cœur, les gens le voient. Le cœur ne ment pas. C’est ça qui définit un artiste», estime-t-il  Pour lui, point n’est besoin de confondre le travail au mas-tu vu, à l’exhibitionnisme ou à une quête de célébrité. «Il y a une alchimie qui lie le travail et l’artiste qui fait que ça transforme le travail en loisir et du loisir en passion», argue-t-il.  Pendant presque 10 ans Salif a fait du street show. Danse exécutée avec finesse sous le regard admiratif des passants, l’air médusé des clients de snack ou des terrasses restos parisiens. Salif trace inexorablement son chemin d’artiste et veut faire bien plus que la danse.

«Je ne veux pas être qu’un danseur»

Ambitieux, le jeune Salif rêve d’être un artiste multifacette et multidimensionnel qui va innover à l’instar de son idole Michael Jackson, notamment dans la mise en scène. Pour lui, un artiste ne doit pas  avoir de cloisons. En tout cas, lui, il veut ajouter d’autres cordes à son arc. Le cinéma et la chanson le tentent grandement. «J’aimerais bien toucher au cinéma. Je voudrais faire oublier les gens que je suis juste un danseur et que je peux être un acteur aussi. Il y a beaucoup d’acting dans mes danses et c’est ça qui fait qu’on ressent ce que je fais. Je prendrai probablement des cours de chants. Pour moi, il faut être  un artiste complet, il faut toucher  vraiment à tout à la fois». Ayant rejoint le pays de tous les possibles, Salif ne manquera pas de concrétiser tous ses rêves. Il a déjà l’avantage d’être  couru par  beaucoup de gros calibres dans leurs domaines artistiques. Mais  pour ce qu’il a déjà, accompli, c’est honorable. «J’ai accompli des choses, j’ai accompli un rêve, beaucoup de rêves. J’ai rencontré des personnes incroyables : Michael Jordan, Ellen Degeneres, Bruno Mars, Chris Brown, David Guetta… Je suis très », jubile Salif Guèye qui ne badine pas avec le travail.

 Undergroove : la bande à Salif

Salif a sa bande qui l’a toujours soutenu. Ensemble, ils ont constitué le groupe Undergroove. Aujourd’hui propulsé de manière brusque dans le showbiz, Salif a le souci ses anciens «camarades de lutte» dont il souhaite aussi la réussite parce qu’ils ont contribué à rayonnement à lui. «Sans ces personnes-là, je ne serai pas là où je suis. C’est des personnes qui m’ont tout le temps soutenu comme mes parents, mes frères et sœurs. Je pense qu’ils méritent de briller autant que moi. Parce qu’ils ont autant de talents que moi», confesse Salif. D’ailleurs, invité à la cérémonie du Ballon d’or 2018, Salif  qui était censé faire 2 passages en solo, a plaidé pour faire un second passage avec amis. «J’ai demandé si c’était possible de ramener toute ma clique aussi et voilà, c’est ce qu’on a fait». Ainsi après son 1er passage dans Ellen show, la cérémonie du ballon d’or en présence du gotha  footballistique, médiatique, artistique et même politique, a donné une nouvelle visibilité à Salif Lasource étant donné le niveau d’exposition médiatique de l’événement. Il a aussi été invité de la New York Fashion Week en janvier 2020.

En tout cas entre octobre les semaines qui ont suivi sa vidéo virale, les grands médias se l’arrachent. Il est passé dans les plus grands shows ou autres programmes de grandes chaines de la télévision françaises comme «Danse avec les stars» sur TF1 où il a enflammé le public. La jeune star fait le tour de célèbres talk-shows français comme « C’est à vous», «Ça commence aujourd’hui» sur France2, «Grand Soir» sur RTL, «Bonsoir Paris » sur Bfm Tv,  «Le 20h » de LCI, magazine qui raconte les héros ordinaires ou des personnalités. La légende a aussi été évoqué à «Touche pas à mon poste» sur C8, entre autres médias.

La revanche sur le prof

Le succès de Salif sonne comme une revanche sur un professeur maladroit. En effet, le danseur a souvenance de cette raillerie de mauvais goût que lui avait fait un de ses profs lorsque celle-ci lui avait demandé sa carrière envisagée et qu’il a répondu qu’il rêvait d’être danseur. «Elle s’est complétement moquée de moi. Tu rêves trop. C’est n’importe quoi, ce n’est pas du tout un métier », rapporte Salif. Cette moquerie avait provoqué un ricanement dans  la classe. Mais in petto Salif se disait «ricanez bien. On verra». En définitive cette raillerie n’a été que du carburant pour Salif. «Ça a été une de mes parts de motivation pour réussir dans ce que je faisais». Aujourd’hui, artiste, producteur, chanteurs, marques lui court après

Des Parisiens notent Salif Guèye

Les pas de dansent de Salif sont foisonnantes et ne laissent personnes indifférent. Les Parisiens  saluent unanimement la performance de l’artiste comme le montre le micro-trottoir de Bfm tv. «Il danse vraiment très, très bien. Franchement,  moi je lui donne 10/10.C’est l’expression d son corps qui parle. On voit qu’il aime ce qu’il fait, qu’ il aime danser », dit une jeune dame. Évoquant son moonwalk un autre parisien admet que Salif fait des choses dont tout le monde n’est pas capable. «Il est très fort parce qu’il y a des pas de danse que tout le monde ne peut pas reproduire. Par exemple, il une danse où il débute  au sol pour remonter avec la force de ses genoux. Je trouve qu’il est assez fort et il reproduit bien les pas de Michael Jackson ».  Pour cette autre intervenante, c’est l’occasion de rappeler  les bienfaits des réseaux sociaux souvent accusé de tous les péchés d’Israël.«Ça  prouve que les réseaux sociaux ont un côté positif malgré ce qu’on peut dire aujourd’hui. Il est parti de pas grand-chose et là, il  fait des trucs incroyables. Je pense qu’il n’a jamais pris cours de danse mais travaillant beaucoup».

 Avec la souplesse de son corps, il parvient à mettre quelques points de contorsion dans ses chorégraphies en faisant ses Back slides. Que ce soit « Bad », « Dangereous » ou encore « Thriller »,  Salif  ne s’interdit rien. Ses performance, il doit en plus de la foi au «travail rigoureux» et une certaine  «hygiène de vie»  qui lui permettent de maintenir le cap.

Aujourd’hui, Salif côtoie du bon monde, son art l’a rapproché de célébrités. Dans une vidéo, il s’amuse à initier à la danse Novak Djokovic, le numéro un mondial du tennis  dans une atmosphère décontractée ou Jada Pinkett-Smith, la femme de Wil Smith. Tout ceci est illustratif de la star qu’est devenu le jeune franco-sénégalais. Avec son moonwalk Jackson prétend imiter  «la marche». Mais Salif  avec ses contrats qui s’enchaine lui a carrément décrocher cet astre. «Mon objectif c’est d’être l’un des meilleurs danseurs au monde. Il y a quelque chose qui ressort en plus des mouvements de danse. Je suis tellement dedans que moi-même je ne prends pas compte. Je pense qu’il y a une sorte de bénédiction ». « Je voyage à trêves le monde maintenant, depuis novembre. Je fais des collaborations avec des stars internationales comme David Guetta. J’ai eu des contacts avec Bruno Mars aussi Des collaborations avec des marques comme Lacoste ».

Habituellement en France, il y a un parcours pour les artistes pour atteindre un certain niveau. Mais Salif a littéralement brûlé ces étapes. Aldebert,  l’un des premiers artistes français à repérer le jeune danseur et à l’inviter à prester dans sa tournée, plaisante sur  le fait que Salif soit invité dans Ellen « Waouh, le gars il est aux États-Unis.  Qu’est-ce qu’il fout là  Il n’est même pas passé par la ‘case Drucker’ », s’émeut Aldebert face aux caméras à l’arrivée de Salif à son concert.

F. ATAYODI

Continue Reading
Comments