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Le phénomène « Flash Cas » fait sa rentrée dans les écoles.

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Dénigrer, Vilipender, Diffamer, Faire chanter ou tout simplement harceler un individu ou un groupe de personnes, ceci pourrait bien être la définition de flash cas un phénomène de plus en plus récurrent dans certains milieux scolaires. La conséquence directe ou indirecte de l’impact parfois négatif et du côté pervers de séries sénégalaises en vogue

Il semblerait que les jeunes téléspectateurs adeptes des séries télévisées au Sénégal n’aient pas bien compris les aspirations des scénaristes et producteurs audiovisuels. 

En effet, les acteurs de séries et téléfilms à travers leurs programmes diffusés sur le petit écran contribuent sans s’en rendre compte à l’éducation des jeunes qui, sont en réalité des fans qui reproduisent parfois le comportement des personnages. Ce qui est d’une gravité extrême dans la mesure où les scénaristes et acteurs veulent mettre en exergue certains aspects qui peuvent être qualifiés comme étant les maux de la société en adaptant leurs scénarios à cela pour qu’au finish, il puisse en découler des leçons de morale qui pourront servir à tous.

Cependant, la jeunesse sénégalaise dans un mimétisme inexplicable s’aventure à reproduire certains schémas pas du tout commodes et surtout en désaccord avec les réalités socio-culturelles du pays.
Le phénomène devient récurrent et particulièrement une des séries actuellement diffusées au Sénégal influence beaucoup les jeunes élèves car ils s’identifient sans doute aux personnages au vu de leur âge dans la série.

Il s’agit d’une série produite et jouée par des sénégalais qui ont entre 16 et 19 ans. Ils se trouvent au lycée là où toute sorte de dérives se passent entre les murs des classes. Entre coups bas et crasses sur les réseaux sociaux, un des personnages se cache derrière un pseudo pour divulguer au grand jour le secret de ses camarades sur internet. La raison voudrait que les jeunes puissent tirer une morale de l’histoire,  mais au contraire cela commence à devenir une mode au Sénégal plus particulièrement à Dakar. 

Après avoir longuement réfléchi sur la question, une équipe de Dakaractu est descendue sur le terrain pour aller à la rencontre de quelques citoyens sénégalais afin de recueillir leurs avis sur ce phénomène qui sévit. 
D’aucuns estiment que tous ces problèmes résultent d’une mauvaise éducation tandis que d’autres ne visent pas les parents mais plutôt le vice de certains jeunes qu’ils vont transmettre à leurs camarades au sein des établissements scolaires et ou à travers les réseaux sociaux .

Selon Ahmadou, un jeune ayant la trentaine,  « les parents sont les acteurs principaux dans ce qui s’annonce comme une série de dérives de leurs enfants et la plupart d’entre eux ne sont pas surveillés comme il se doit et le rôle d’un parent ne se limite pas à nourrir et blanchir son enfant. »

Le commentaire qui aura toutefois le plus attiré l’attention est celui d’un monsieur qui dit « qu’il faut sensibiliser les jeunes sur l’usage de l’internet, cet outil  indispensable de nos jours est utilisé sans un bon accompagnement, il peut devenir une bombe entre les mains de ces jeunes. Si l’avenir de la jeunesse sénégalaise préoccupe nos dirigeants, il est temps de dérouler le plan national de protection des jeunes sur internet adopté depuis 2018. Aujourd’hui, dans les pays où l’éducation des jeunes est une priorité, on parle de citoyenneté numérique c’est à dire éduquer les enfants en ligne afin qu’ils puissent évoluer dans un environnement numérique sain en respectant le droit des autres. »

Ce qui nous ramène à la seconde hypothèse celle de la destruction, car sans s’en rendre compte les jeunes qui se cachent derrière leurs écrans pour vilipender leurs camarades ont des objectifs aussi divers que saugrenus.

En réalité, ils sont inconscients des conséquences désastreuses que peuvent engendrer des actes à la limite de la légalité et du cadre moral. Les résultats de ce phénomène flash cas notamment dans le milieu scolaire ne peuvent être que négatives : Renvois, complexes d’infériorité, marginalisation, suicide etc… 

La question qui reste sans réponse est alors comment faire pour que cela cesse?Sachant que les utilisateurs des réseaux sociaux dans les établissements scolaires sont en général des adolescents rebelles. Les autorités chargées du volet éducatif vont-elles réagir pendant qu’il est toujourstemps? Si oui comment désamorcer cette « bombe sociale »? Quid des services de protection de l’enfant? Quel sera le rôle des services de la protection des données personnelles? Quelles seront les sanctions adoptées pour ces jeunes délinquants qui se cachent derrière ce « jeu » malsain?

La diffamation, le harcèlement parfois le chantage, autant de pratiques sournoisement légitimées. Le « flash cas », une pratique banalisée via le petit écran et les séries télévisées, fait sa rentrée dans les écoles.
Pour plus d’informations et de matière, Dakaractu s’est rendu au cœur de la capitale, là où tout se passe, au sein des établissements, afin de recueillir l’avis des élèves et le film des victimes du phénomène qui sévit…

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