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REFLEXIONS

Deuil à l’Ecole… 1er et dernier OS ! (Ibou Sene)

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Triste nouvelle et une école endeuillée avec le DC imaginé…sûrement douloureux de ces deux chères soldates…du savoir tombées sur le chemin du devoir. Que de peines pour les familles après tant d’investissements tirés et soutirés d’efforts multiples et de cotisations diverses de se voir arrachées ces jeunes perles, pétillantes d’espérance et de joie pour servir et assouvir des espoirs. Sorties fraichement comme on dit laconiquement du centre de formation (EX EFI),sûrement pleines d’élan et d’allant , empressées de tenir la craie devant ces bouts de choux là-bas dans le FOUTA pour planter les germes et les bourgeons du savoir, les voilà sèchement refroidies par la faucheuse, armes et bagages dans le véhicule qui les menait vers …la mort. Que de rêves brisés, des échafauds abattus, des châteaux sublimés à terre à l’aube d’une vie déjà à la trajectoire esquissée ! Oui ces jeunes dames …sûrement en avaient tracé et comptaient suivre ces sillons pour des lendemains meilleurs mais Allah le Tout-Puissant en a décidé autrement ! Respects  et hommages à clamer et à déclamer pour un clairon sonore de décibels, des lève- chapeau et un tapis vert –blanc aux couleurs de l’Islam  pour un accueil digne et à la mesure de la contractualisation et du sacerdoce ! Larmes non encore essuyées  et épitaphes à peine plantées  et déjà le ronron habituel ! Non pour cette fois-ci, refusons l’ordinaire et célébrons  comme il se doit ces dames côte-à-côte comme des siamoises en route vers le champ de l’honneur, le champ de l’école, ce champ de   désintéressement, ces hectares d’abnégation et de don de soi ! Refusons l’immédiateté de l‘actualité et le flash de l’info, ces dames enlevées à notre affection à la fleur  de la carrière et dans ces circonstances  tragiques méritent une célébration à la dimension de leur serment  qu’elles ont voulu honorer et qui  leur a coûté cette terrible matinée à inscrire en marbre bien que noire dans les annales et dans les monographies scolaires. Jamais l’oubli n’effacera et ne doit effacer  ces instants douloureux  qui ont basculé  ces frêles créatures pleines de vie et d’envie et qui s’apprêtaient à donner du  meilleur d’elles-mêmes, à offrir sans contrepartie  pour que rayonne et s’essaime la flamme du savoir. Le trajet L/M en a décidément et  toute cette charge cognitive ne connaitra pas de chute et de réceptacle encore en feu, les enfants de Matam ne verront pas madame et madame pourtant tant attendues… et unies pour et par la mort et l’OS en bandoulière, la prise de service attendra aussi…Dieu ayant signé la cessation. Adieu belles dames et reposez en paix dans la miséricorde de Dieu ! Amen !

                                         IBOU SENE KAOLACK

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