Connect with us

Politique

«Une saison à huis-clos n’arrange pas Babacar Ndiaye qui ne pense qu’argent»

Published

on


Bientôt un an à la tête de Saint Louis Club… Revenez un peu, pour nos lecteurs, sur vos ambitions affichées ?
 Je suis à la tête de Saint Louis Basket club depuis le mois d’octobre dernier – contre l’avis de la fédération bien sûr – parce que les procès-verbaux ne leur étaient pas parvenus. Après, bizarrement, ils ont reconnu l’élection et veulent revenir sur les critiques que je faisais à l’époque, avant que je ne sois président de ce club, pour formuler des sanctions. C’est de la torpeur chez la fédération que de vouloir me barrer le chemin, parce qu’ils savent que là-bas, j’aurai des possibilités pour créer un engouement, avec une population qui ne demande que de voir du beau basket et des talents sûrs.
 
Avez-vous enregistré des départs ou plutôt avez-vous misé sur le recrutement ?
Chez les garçons, nous avons recruté massivement. Nous n’avons pas de vedettes mais des talents sûrs, et les gens vont s’en rendre compte dès l’ouverture de la saison. Il y a eu beaucoup de départs avant que je n’arrive. Mon objectif était de ramener tout le monde. Je n’ai pas pu… J’ai ramené ce que j’ai pu, et finalement, je me suis tourné vers l’extérieur pour recruter des joueurs étrangers, mais aussi, ceux du championnat national. Chez les filles, par contre, nous avons fait un recrutement de taille. Nous avons mis le paquet en recrutant deux internationales congolaises, deux internationales maliennes, une nigérienne. Nous avons renforcé l’effectif avec une internationale ivoirienne et nous avons fait venir aussi une de nos joueuses qui avait été affectée à l’intérieur. Ceci prouve que la mayonnaise a bien pris.  Maintenant, les jeunes en veulent à fond et pressés d’en découdre en championnat.
 
Pourquoi un recrutement aussi important ?
Nous voulons nous donner les moyens. Quand je suis venu à Saint Louis, j’ai dit au maire Mansour Faye que mes ambitions ne se limitent pas à stagner au milieu du tableau ou bien chercher à se maintenir. J’ai des ambitions bien ficelées. Je veux gagner le maximum de trophées ; si je peux tout remporter aussi, c’est tant mieux ! Je ne demande pas mieux sans paraître minimiser les autres clubs ; mais en basket c’est toujours comme à une bataille. Je sais où mettre les pieds en tant que basketteur. Je respecte tous les basketteurs. Je me mets dans la logique d’aller aux championnats d’Afrique.
 
Pouvez-vous nous donner une idée du budget de votre club ?
 
 Le club a un budget qui tourne autour de 100 millions. C’est énorme ! Nous voulons nous donner, là aussi, des moyens pour de grands desseins avec des sponsors de taille qui sont tous des amis du basket au temps où j’étais à la tête de la fédération. Ils m’ont rejoint là où je suis maintenant. Les gens s’en rendront compte dès le début de la saison. Saint Louis est un très grand club et nous ne pouvons pas faire dans la demi-mesure. C’est pour cette raison que j’ai sollicité mes amis qui ont consenti à y mettre les moyens. L’apport de tous ces sponsors fera le hub du basket-ball, d’autant plus qu’un palais sportif est sur le point d’y être construit. La ville le mérite. Nous allons faire l’histoire de cette région. Il n’est pas exclu de voir, dans le championnat sénégalais, des joueurs américains. C’est du spectacle que je veux pour bien vendre notre basket. Quand j’étais à la tête de la fédération, j’avais voulu le faire, et suis au regret de constater que c’est la descente aux enfers du basketball que nous sommes en train d’assister ; et ce problème c’est le leur, à Babacar Ndiaye et son équipe. Ils n’ont pas su capitaliser tout ce que j’ai laissé derrière après moi. La saison va démarrer dans moins de dix jours dans un contexte particulier.
 
Comment comptez-vous vous y prendre pour faire respecter le protocole sanitaire ?
 
Il y a des choses qui incombent à la Fédération sénégalaise de basketball. J’ai entendu Me Babacar Ndiaye dire qu’il n’a pas les moyens. Je dis que c’est ridicule, dangereux et c’est grave en tant que président. Dès qu’il s’agit de sortir de l’argent, il n’en a pas ; mais dès qu’il s’agit d’encaisser, il est prêt. Le problème est que personne ne sait où va l’argent qu’il encaisse. Lui seul le sait et doit nous rendre compte. Il le fera de gré ou de force. C’est la raison pour laquelle Babacar Ndiaye veut changer les textes pour que ses successeurs n’aillent pas fouiller sa gestion. Et le pire dans tout ça, il veut changer aussi les textes pour dire que ceux qui ont plus de 70 ans ne peuvent pas se présenter à l’élection de la fédération. Qu’il sache que nous ne sommes pas des joueurs. Il est mal placé pour changer des textes. Je lance un appel au ministre des Sports, Matar Bâ, pour qu’il recadre le «roi Baoulé» qui est dangereux pour le basket. En tout cas, nous avons l’intention de jouer.
 
Les garçons et les filles U18 sont rentrés sans trophées
 
On ne peut créer une équipe fantomatique. Ils ont pris les filles dont on sait, même si elles jouent dans leurs clubs, au lieu de faire confiance à ceux qui sont dans le championnat local. D’après les informations que j’ai eues, les agents de ces filles U18 ont payé.
 
 
Une saison sans public…qu’en dites-vous ?
 
Le championnat à huis clos ne va pas arranger Me Babacar Ndiaye. C’est une personne qui raisonne argent. Il n’aura pas de recette et nous allons jouer. S’il ne veut pas prendre certaines charges, nous le ferons. Nous allons respecter toutes les mesures. Si un joueur présente un comportement douteux, nous allons l’amener à l’hôpital et nous prendrons toutes les charges.
 

 
 

Continue Reading
Comments