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31 janvier 2012

31 janvier 2012, l’étudiant Mamadou Diop est tué à la place de l’Obélisque

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A moins d’un mois de la tenue de l’élection présidentielle de février 2012, les forces vives de la nation continuent d’exercer une pression sur le président Wade afin qu’il n’y participe pas. Sa troisième candidature, bien que validée par le conseil constitutionnel, butte sur le refus catégorique de l’opposition et de la société civile. Présent lors d’une manifestation du M23, à la place de l’Obélisque, l’étudiant Mamadou  Diop est tué par  un char de la police, le jeudi 31 janvier 2012.

La mort de Mamadou Diop est une d’une longue  série de décès liés à la question de la troisième candidature de Wade en 2012. En l’espace d’un an, le  Sénégal comptera pas moins d’une dizaine de personnes tuées lors des manifestations anti-Wade. Accusé de tripatouiller la constitution pour se représenter à  un scrutin où la la loi fondamentale lui fermait la porte, le président sortant ne s’arrêtera  pas malgré un contexte préélectoral très tendu. La mobilisation populaire du 23 juin 2011 n’entamera en rien son désir de briguer un troisième mandat.

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Du côté des opposants au viol de la constitution, le mot d’ordre reste le même: garder la pression jusqu’au jour du scrutin. A défaut de faire revenir le président sortant à de meilleurs sentiments, cela aurait le mérite de l’affaiblir et de lui faire faire des erreurs fatales à tout candidat. Des erreurs, justement, Wade en fera beaucoup, d’abord avec son fameux « maa waxoon waxeet », ensuite avec les personnes tuées à la suite de manifestations du M23.

Alors qu’on est dans la période précampagne et que toute activité à connotation politique devait être suspendue, le mouvement du 23 juin se mobilise pour une ultime fois afin de faire retirer la candidature de Wade. C’est ainsi que Mamadou Diop, étudiant engagé dans cette lutte pour la défense et le respect de la constitution, sera tué, le 31 janvier 2012. Ecrasé par le « Dragon noir », un char de la police, sa mort reste impunie et les autorités d’alors, en l’occurrence le commissaire Harouna Sy et le ministre de l’intérieur Ousmane Ngom, concluront à  un accident de circulation. Ils arguent, malgré la flagrance de la cause du décès, que le jeune Mamadou Diop a été tué par un Mercedes.

Par Ababacar Gaye/SeneNews

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