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REFLEXIONS

De son prêche contre le système, Sonko finit par croquer à la pomme interdite (Amadou Thiam) – YerimPost

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Ousmane SONKO, c’est dans son jeu favori de prêche contre le système qu’il a fini par buter aux antivaleurs. Entre un antisystème et un adepte des antivaleurs, le choix se fait sans appel. Nos valeurs hérités de nos aïeux priment et doivent primer sur toute obsession aveugle de conquête du pouvoir. Personne n’est né pour être Président de la République, on arrive à mériter la confiance de ses concitoyens de par ses actes et actions au quotidien. Aucun troc n’est envisageable !

Malheureusement pour notre jeune homme, il a fait le choix prématuré de gouter à la pomme de trop !

Au-delà d’être pressé, Ousmane SONKO a commis l’imprudence de vouloir semé la terreur à l’échelle insurrectionnelle dans un unique objectif de déstabiliser le pays.

Il n y’a pas meilleure paradoxe que de choisir comme jeu favori, la critique virulente du système que vous a produit. C’est plus qu’un paradoxe, mais les faits et gestions finissent toujours par trahir pour qu’enfin apparaissent ceux que regorgent les cœurs. Les hommes peuvent mentir à leurs semblables, mais jamais à eux-mêmes. Ousmane SONKO s’est lui-même tiré une balle en plein pied. On a beau chasser le naturel, mais il revient toujours au galop !

Pour le cavalier chevauchant entre contrevérités et contre-valeurs : la question est plutôt morale que juridique. Ousmane SONKO, en enjambant les règles d’éthique et de la morale, s’enfonce de pleins pieds dans la violation de la règle de Droit.  

Le constat est dans sa glissade d’appels incessants de l’antisystème aux antivaleurs. Il continue à bafouer toutes les règles de la morale et de l’éthique jusque-là établies dans une optique d’instrumentalisation de l’opinion à des fins exclusivement consistant à se créer une personnalité qui n’est pas la sienne. D’une affaire partie tout simplement pour être privée, parce qu’opposant deux sénégalais, le principal accusé cherche obstinément à en faire une affaire de portée publique, politique et médiatique. 

Dans une approche d’agir communicationnel, Ousmane SONKO et ses fantassins ont pris le devant en submergeant les masses médias de faux articles, procès-verbaux et autres document pour créer le doute dans la conscience de l’opinion nationale et internationale. 

Lorsqu’on voit le mythe qu’on s’était construit s’effondre, tous les moyens sont bons pour survivre. Sa fin est si proche que tous les moyens sont bons pour sauver sa peau. Il y va de la défiance à l’appel à l’insurrection. Ousmane SONKO serait-il au-dessus de ses prédécesseurs cités dans des affaires de mœurs ?

La réponse coule de source, rare sont les hommes qui résistent à la tentation de gouter à la pomme interdite. Ils sont nombreux à sombrer parce qu’ils ont baissé le pantalon là il ne fallait pas.

Bill Clinton avouait avoir une érection rien qu’en faisant un discours. François Mitterrand ne repartait jamais seul d’un meeting. Et Jacques Chirac fut surnommé « dix minutes douche comprise »… « Le pouvoir est le plus puissant des aphrodisiaques », expliquait Henry Kissinger. Nulle raison que cela se dégonfle, malgré les affaires. En effet, la fonction même d’homme – ou de femme – politique implique une excitation non-stop, nerveuse ou physique. « On est tout le temps au milieu des autres, en train de séduire, de décider, d’agir, dans un état d’éveil sensoriel permanent », rappelle le psychanalyste Serge Hefez.

Le pouvoir s’accompagne souvent d’une sexualité exacerbée, qui parfois dérape en abus punissables par la loi. A cet égard, la chronique millénaire du lien pouvoir et sexe fourmille d’anecdotes sur les frasques des hommes politiques, de Napoléon à Dominique Strauss-Kahn. L’histoire semble à chaque fois se répéter tantôt en comédie pour les uns, tantôt en tragédie pour les autres. Ce qui demeure constat, en tout état de cause, c’est les dégâts collatéraux engendrés par chaque histoire de sexe, de liaison ou d’inceste pour l’avenir des hommes politiques.

« Depuis la nuit des temps, il y a quelque chose d’érotisant dans le pouvoir  et dans la quête de celui-ci », rappelait en substance le psychanalyste Jean-Pierre Winter. Citant Lacan, il ajoute : « Le désir de l’homme étant le désir de l’Autre, vous devenez désirant. ».

De fait, l’histoire regorge d’anecdotes d’alcôves. César collectionnait les aventures, Napoléon ne pouvait pas passer une nuit seul et chargeait Talleyrand de lui recruter celle qui partagerait son lit d’un soir. Henri IV, surnommé le Vert-Galant, comptait quelque 70 maîtresses. Sans parler des nombreuses conquêtes de Louis XIV, ou de la vie amoureuse des présidents Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Longtemps, John Fitzgerald Kennedy a été présenté comme le président américain au charisme fou avant que ne soit révélée sa sexualité obsessionnelle.

C’est une dualité qui remonte à la nuit des temps. Le pouvoir fait appel au sexe ! Parce qu’ils ont fait ensemble un long voyage qui a fini par les familiariser l’un à l’autre pour que devienne leur difficile séparation. C’est une union qui crée des forces obscures d’influence et génératrice d’ondes charnelles à vibration variante. 

Il faut être « grand et fort » pour y échapper, de toutes les manières on y arrive difficilement. La faiblesse de l’homme est très souvent manifeste devant la tentation, le prohibé et l’interdit. Dans bon nombre de cas de chute des hommes publics, ce n’est la loi qui sévit mais plutôt la morale.

Les États-Unis ont au moins une spécificité clairement reconnue par rapport aux autres grandes démocraties occidentales : la vie privée des élus y est soumise à une observation intense de la part des médias et, plus généralement, de l’ensemble des électeurs. Définie comme « l’ensemble des activités qui peuvent être connues, observées ou dans lesquelles l’on peut s’ingérer seulement avec l’accord de la personne concernée », la vie privée des hommes ou des femmes politiques aux États-Unis n’est jamais considérée avec la même distance qu’en France par exemple. Ainsi, à l’occasion du scandale Lewinski, on a assisté, parmi les commentateurs étrangers, à un retour marqué des images caricaturales sur le puritanisme américain, intransigeant et inquisiteur, bien loin de la « salutaire distance » cultivée en Europe en général, et en France en particulier.

Dans la société contemporaine, l’éthique et la morale peuvent être définies, dans leur sens courant, pour l’éthique comme les principes à ne pas dépasser, par exemple dans un secteur socioprofessionnel, pour la morale comme référence personnelle ou collective à des « valeurs » inclues dans l’éthique.

En nous accordant sur cette définition de l’éthique, les hommes politiques ont des garde-fous à ne pas franchir. C’est eux-mêmes qui ont choisi d’être au-dessus des autres pour prétendre prendre en charge leurs destinées. Cette dose de divinité du pouvoir qu’ils incarnent les oblige à être des hommes au-delà de simple et de l’ordinaire. 

Le pouvoir relève de la divinité, son exercice est de la compétence des hommes, d’où sa complicité ! 

Il fallait s’y attendre de toutes les façons, d’une manière ou d’une autre, un jour ou l’autre. Ce jour de vérité et de dévoilement de la face cachée et cachetée de l’ « homme antisystème allait arriver au grand jour comme un éclair de lune. Ousmane SONKO a oublié et a baissé la garde. L’aveu est la mère des preuves. Au-delà de la succession d’erreurs commises, Ousmane a avoué s’être rendu dans ce « salon de massage », a y confié son « corps de présidentiable » à des mains inexpertes des filles de vingt (20) ans. Pour un comme réputé « prudent », où est la rigueur qu’il devrait se faire violence sur lui à se l’inculquer, avant de prétendre à la délicatesse charge de Chef de l’Etat ?

Une personnalité construite autour du mensonge, de la manipulation et du chantage finit toujours par dévoiler sa vraie nature au grand jour.  La vérité est difficile à voiler, elle finit toujours par paraitre comme une pleine lune dans un ciel dégagé en laissant apparaitre aucune lueur de doute ou de dénégation possible ! A bon mentir celui qui vient de loin. On le savait, il fallait que le chemin s’élance d’une semelle de plus pour que se dévoiler le visage démoniaque du leader de Monsieur Ousmane SONKO. 

Le mensonge chez Ousmane SONKO est plus qu’un dogme, plutôt une religion. Et malheureusement, il a sous sa garde une meute de répondeurs automatiques qui gobent toutes ses fantaisies histoires à dormir debout. Au-delà de croire urbi orbi à ses scénarios Sonkolait, ils tentent de défendre un homme dont ils ignorent tout de lui. Ousmane SONKO est plus qu’un imposteur, un manipulateur et un danger pour la cohésion sociale. Où est l’éthique dans la façon de faire de la politique d’Ousmane SONKO ? Tu es accusé d’une affaire de mœurs à caractère totalement privé, la seule voie que tu trouves pour laver ton honneur est d’organiser une conférence de presse pour tirer comme il aime le faire, sur le Président de la République et toutes les autres institutions de notre pays. Pour couronner le tout, il appelle à l’insurrection.

La volonté d’acquérir davantage de pouvoir n’a souvent d’égale que celle de conquérir toujours plus de partenaires », explique le psychanalyste Jean-Pierre Friedman.  Selon l’auteur de l’ouvrage Du pouvoir et des hommes, la recherche du pouvoir par les ambitieux est motivée par un besoin impérissable de séduire, dominer et obtenir un statut social qui permettrait d’assouvir ses besoins sexuels plus facilement. Autrement dit, le moteur du pouvoir… c’est le sexe.

Les hommes politiques ont en commun un certain narcissisme. Pour se lancer dans la difficile conquête du pouvoir, il faut souvent faire preuve d’une redoutable force de caractère qui peut aller de paire avec une sexualité exacerbée. Les êtres à l’ambition débordante seraient caractérisés par leur penchant prononcé pour les plaisirs charnels. « Faire de la politique nécessite une certaine violence symbolique. Il faut se battre pour exister, voire écraser les autres. Ce comportement dominateur peut devenir une façon de vivre. Certains n’arrivent plus à faire la différence entre conquête du pouvoir et conquête sexuelle », explique Catherine Solano.

On pourrait également arguer que le jeu de la séduction et celui de la conquête du pouvoir obéissent aux mêmes codes. Pour électriser les foules comme pour charmer l’objet du désir, il faut être convaincant, séduire, faire preuve d’éloquence et se montrer sous son meilleur jour. L’homme politique est donc un éternel séducteur. François Mitterrand, malgré un cancer de la prostate, refusa d’abandonner ses fonctions et s’est maintenu en exercice jusqu’à son dernier souffle. Vouloir diriger, commander la chose publique, guider les foules est inexorablement lié à un désir de plaire.

Sexe et politique ont souvent été liés. A croire que le pouvoir déconnecte de la vie, vous autorisant tout et (parfois) n’importe quoi. Bon nombre d’hommes politiques ont franchi la ligne rose et en paient encore aujourd’hui les pots cassés.

Les hommes politiques africains pense-t-il, entretiennent un rapport phallocratique, paternaliste avec le pouvoir. Le slogan principal serait « prenez le pouvoir, prenez les femmes et prenez l’argent ». 

Lorsque que le président Mamadou Dia a écrit dans ses mémoires que Dieu l’a préservé de la tentation de la femme, il montrait en filigrane que les primautés sexuelles sont des pratiques inhérentes à une certaine génération d’hommes politiques africains. La politique est une œuvre de séduction ; entre la séduction et le passage à l’acte, le pont est souvent franchi par les hommes de pouvoir.

En vérité lorsque la politique est vidée de sa substance, qui est le service rendu au prochain, elle devient une douille morte aux mains de politiciens de pacotille. L’on oublie que la politique a été inventée par des hommes à la dimension exceptionnelle qui alliaient compétence et bonne moralité.

Aujourd’hui, la question qui pose dans le cas d’espèce est celle de la morale. Elle n’a rien de politique. Malheureusement l’obsession du principal acteur de « Sweet Beauté Massage » à jouer à la victimisation en fait une affaire politique opposant le camp du pouvoir à celui de l’opposition radicale. Ousmane SONKO risque de l’apprendre à ses dépens, ceux qui le défendent aujourd’hui étaient ses principaux pourfendeurs à une période tellement récente que les mémoires ne devraient pas s’obscurcirent par des fuites laissant place à des de tels oublis.

Nous devons nous soucier des droits et libertés de la sœur Adji SARR, qui sous tous les angles, est la partie la plus faible de l’affaire. Elle est citoyenne sénégalaise, ni moins encore moins à part mais à part entière. Elle a droit à ce que sa cause soit entendue. Le lynchage médiatique fera qu’augmenter la peine de la victime.



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