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Economie

Pillage de la forêt casamançaise….REACTION

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Mamadou Salif Mballo, secrétaire général de l’Union nationale des exploitants forestiers du Sénégal

«Nous avons tenu nos membres à l’écart de ce trafic de bois. Comment ça se passe, cela se passe. C’est au su de tout le monde. Un tronc d’arbre de venn peut rapporter 800 mille francs Cfa. Toutes les communes situées sur le long de la route qui nous relie à la Gambie sont complices. 80% des maires de la Casamance ont participé à la coupe du bois des parties limitrophes, faisant office de frontière avec la Gambie.»

Mamadu Lamin Kinteh, secrétaire général des Usagers de la forêt en Gambie : «Il faut une intégration des Peuples pour résoudre ce problème»

«Si des Gambiens viennent chercher le bois en Casa­mance, c’est parce qu’il y a des complicités au sein des Sénégalais. La pauvreté est le lit du trafic. Les trafiquants vont au port de Banjul pour charger les containers et après ils chargent. On ne peut pas tout vérifier. Ils mélangent ça avec d’autres produits qui seront plus visibles. Ils parlent de ferraille. Désor­mais, l’Etat interdit que les gens prennent des containers pour y enfouir du bois. Les trafiquants mettent du bois dans 5 containers, et dans 10 autres de la ferraille. On ne peut pas tout contrôler. Le venn est en voie d’extinction. Ces arbres font 50 à 60 ans pour murir. Aujourd’hui, ils sont presque introuvables.»

Lamin Barrow, président des Exportateurs de bois et utilisateurs de la forêt de la Gambie : «Le Sénégal et la Gambie ne font pas grand-chose dans la lutte contre le trafic»

«Le Sénégal et la Gambie ne font pas grand-chose dans la lutte contre le trafic de bois. Ils doivent encore être cohérents dans leurs efforts pour mettre fin au commerce illégal du bois. Les marchands de bois gambiens investissent toujours d’énormes sommes d’argent dans des tentatives de contrebande. Il est impossible de faire passer du bois illégal sans que les autorités et la sécurité frontalière ne le sachent. Si les autorités sénégalaises ne peuvent pas empêcher leur Peuple de couper des arbres, il n’y a aucun moyen pour les contrebandiers de bois d’arrêter leur activité, car c’est un travail en chaîne.»

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