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Santé

A Khartoum, forte mobilisation pour réclamer le «retour des militaires» au pouvoir

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Des milliers de manifestants sont descendus samedi 16 octobre dans les rues de Khartoum en face du palais présidentiel où siègent les autorités de transition. Venus de tout le pays, ils ont répondu à l’appel d’une faction dissidente au sein des forces pour la liberté et le changement.

La mobilisation est menée par deux anciens chefs rebelles, dont l’islamiste et actuel ministre des Finances Gibril Ibrahim. Les protestataires exigent la chute du gouvernement de Abdalla Hamdok.

Le « retour des militaires » et de « technocrates neutres »

Dans les rues de Khartoum, de nombreux manifestants, dont des partisans du régime déchu d’Omar el-Béchir, demandaient que le pouvoir revienne totalement entre les mains des militaires. Dans la foule, le message est plutôt clair : « On ne veut pas des civils, mais le retour des militaires ».

Certains ne cachent même pas leur appartenance au parti du président déchu Omar el-Béchir : « J’affirme sincèrement et fièrement mon appartenance au mouvement islamiste. Nous avons régressé dans tous les domaines : la sécurité, la santé. Nous voulons la chute de ce gouvernement et l’alternative, ce sont les militaires. »

Ces manifestantes demandent directement au chef des armées, le général al-Burhan, de protéger le peuple et de lui donner du pain. « Pas d’eau courante, pas d’essence pour les bus, pas de médecins, de médicaments, d’éducation ou de gaz. Notre problème, c’est pas la politique, c’est la crise économique », s’insurge Ikhlass qui vient de Zalengi, au Darfour.

Des bus et des pick-up débarquent des manifestants. Ils sont nombreux à avoir fait la route depuis l’est du pays où des blocages sont en cours depuis un mois. Pour ce chef de tribu, il reste une seule solution : « Nous ne voulons pas une dictature. Nous voulons que l’armée reprenne le pouvoir temporairement et le remette à des technocrates neutres, jusqu’aux élections pour respecter la voix du peuple. »

La crainte d’une contre-révolution

À la nuit tombée, des manifestants entament un sit-in devant le palais présidentiel. Des tentes sont dressées. Ils ne bougeront pas tant que Hamdok reste en place, disent-ils.

Pour le camp opposé qui soutient le gouvernement civil, ce coup de force est le signe que la contre-révolution est en marche. Abdalla Hamdok a tenu ce vendredi 15 octobre un discours d’apaisement. Le Premier ministre a réaffirmé son engagement à poursuivre la transition démocratique et à « ne pas céder face aux tentatives visant à faire avorter la période de transition par des coups d‘État ou des actes de sabotages ».

Les comités de résistance ainsi que de nombreux groupes de militants, fers de lance de la révolution contre Omar el-Béchir, ont annoncé de grandes manifestations jeudi 21 octobre prochain pour soutenir le gouvernement.

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