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Politique

Macky Sall interpellé par le Conseil national de transition

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Le président Sénégalais, président en exercice de l’Union africaine était aux Îles Comores la semaine dernière, première étape d’une sortie officielle après sa prise de fonction. Saïd Larifou, vice président du Conseil national de transition (CNT) par ailleurs, membres actif du mouvement des forces vives pour la libéralisation des Comores, invite Macky Sall à venir en aide aux victimes. Exclusif.net vous livre l’intégralité de la lettre adressée au Président Sall. 

« Alors que les familles des victimes du crash du vol de la compagnie AB AVIATION survenu le 26 Février dernier au large de l’île comorienne de Mohéli et la population comorienne se posent légitimement la question sur la capacité des dirigeants comoriens à faire face aux conséquences imprévisibles de ce crash, j’ai estimé nécessaire de faire appel à votre sens de responsabilité pour venir en aide aux parents des victimes de cet accident.

Témoin de ce crash aérien, dans le cadre de votre « visite amicale et de travail » aux Comores, vous avez constaté de visu l’impéritie des autorités comoriennes qui ,malgré l’alerte qui leur avait donnée à 12h30, soit une heure après votre arrivée, à cause de graves défaillances n’auront pas pu prendre les dispositions appropriées pour venir au secours des victimes.

Tout le monde s’accorde à dire que l’intervention du colonel Azali Assoumani sur les mesures que l’État comorien devait prendre pour déclencher les mécanismes diplomatiques de demande d’aide pour assister et apporter secours aux passagers de ce vol et faire face aux conséquences prévisibles de sa disparition laissaient à désirer.

En effet, alors qu’il est de notoriété publique que notre pays ne dispose pas des moyens appropriés et suffisants pour intervenir dans ces circonstances, Il n’a jusqu’alors pas pris la mesure des conséquences psychologiques de ce drame pour les familles des victimes ,le peuple comorien et celui de la Tanzanie dont sont originaires le commandant de bord et son assistant .

Alors que les pêcheurs et les habitants de l’Île de Mohéli demandaient du carburant pour pouvoir se rendre, avec leurs vedettes et pirogues, sur le lieu supposé du crash, pour apporter secours aux passagers de ce vol, Monsieur Azali Assoumani et ses collaborateurs ont paralysé les institutions et les moyens de l’Etat comorien. Les autorités comoriennes, informées de ce drame le 26 Février à 12h30, ne s’étaient rendues sur l’île de Mohéli que le lendemain, laissant les pêcheurs, la population et les proches entreprendre les premiers secours juste après le crash. Ce qui leur a permis, avec leurs moyens rudimentaires, de récupérer quelques débris et effets personnels des victimes .

Faute des moyens logistiques adéquats et des compétences avérées pour intervenir en pareilles circonstances, les équipes mobilisées par l’État comorien pour effectuer les recherches n’ont retrouvé ni les corps des victimes ni l’appareil abîmé au large de l’île de Mohéli. Le seul corps sans vie, repêché à ce jour, a été retrouvé par des pêcheurs .

Le désarroi est encore plus grand lorsque, dans ce contexte, les fonctions régaliennes de l’Etat, notamment la sécurité et la sûreté, ne sont plus assumées pleinement. Une incurie qui perdure, entraînant ces graves défaillances, comme révélatrices de l’insouciance du colonel Azali Assoumani. Ce qui explique l’anxiété des familles des victimes du crash, perdant tout espoir de retrouver le corps des leurs disparus en mer.

Pour ces raisons, en ma qualité d’avocat constitué dans ce dossier, je suis dans l’obligation de demander à l’Union Africaine, dont vous avez l’honneur d’assurer la présidence, pour les familles des victimes, le bénéfice des mécanismes d’aide et de solidarité pour suppléer la défaillance de l’Etat comorien qui ne dispose de moyens adéquats de compétences et de la logistique requises pour rechercher le corps des victimes et l’épave de l’appareil de la compagnie exploité par la compagnie AB AVIATION.

Dans l’attente, je vous prie de croire, Excellence Monsieur Le Président, l’expression de ma haute considération. »