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Santé

La montagne accouche d’une souris

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La surprise est grande, l’année scolaire risque d’être perturbée. Et pour cause selon des informations exclusives de SeneNews, la montagne a accouché d’une souris à propos des augmentations sur les salaires des enseignants.

L’Etat a presque tout fiscalisé à moitié. Selon nos sources, le gouvernement vient de fiscaliser à près de 50 % sur les nouvelles hausses. Ce qui veut dire que l’augmentation des salaires des enseignants était du toc . En effet, le gouvernement et les syndicats du G7 avaient réussi à trouver un point d’accord. Et pour suivre les recommandations du président de la République, Macky Sall, qui lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, avait demandé au gouvernement de veiller à l’application systématique des accords signés, les ministres directement concernés par le dossier ont mis en place, à compter de la date de signature du présent accord, un comité de suivi chargé de veiller à la mise en œuvre correcte dudit accord. Mais, cet accord risque de tomber dans l’eau car plusieurs enseignants n’ont pas reçu les montants promis par l’Etat du Sénégal.

Joint au téléphone par SeneNews, Saourou Sene, SG du Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (Saemss)  confirme l’information selon laquelle des ponctions ont été opérées sur leurs bulletins de salaire. Mais , il tient à préciser que ces retenus sur les soldes des enseignants n’ont rien n’avoir avec les impôts.

« Pour le moment, comme on n’a pas une situation nette des salaires ça serait hasardeux de dire ceci, et cela. Mais moi personnellement , j’ai vérifié pour mon cas ce matin, je me suis rendu compte quand même pour dire vrai si mon cas se traduit comme tous les autres cas, que l’Etat n’ a pas respecté son engagement. J’ai un montant qu’on m’avait annoncé et qui devrait correspondre à une hausse, mais j’ai vu mon bulletin de salaire, ce n’est pas la même chose. Il y a presque une différence d’environ 100 0000 Fcfa« , a-t-il confié.

Frustré, il demande cependant aux deux entités de prendre leur responsabilité. «  Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Nous avons déjà travaillé avec l’Etat sur la base d’un tableau très clair et très précis. Tout ce qu’on fera en dehors de ce tableau n’est que dilatoire et par conséquent , cela peut nous amener dans des situations incontrôlées » a-t-il prévenu.

Le syndicaliste affirme:  » depuis ce matin, j’alerte , j’ai appelé le directeur du budget , j’ai appelé le ministre de l’éducation et je leur ai dit que l’Etat portera l’entière responsabilité de la perturbations des enseignements apprentissages à partir de cette fin du mois s’il ne respecte pas ses engagements. »

Interpellé par nos soins sur le non respect des engagements de la part de l’Etat , Saourou Sene retorque : « Il y’ n’aura pas des examens dans ce pays. Les examens risquent d’être perturbés et compromis, parce que quand même, on ne peut pas à chaque fois revenir sur des choses qui ont été stabilisés. On ne peut pas l’accepter. Il faut que l’Etat respecte les enseignants ».

De son côte, le ministre de l’éducation explique que les salaires n’ont pas été coupés mais ce sont des imputations des impôts. Or, Saourou Sene bat en brèche ses allégations  » le débat sur les impôts, c’est un faux débat parce que les enseignants n’ont jamais refusé de payer les impôts sauf que lorsque l’Etat nous communiquait les accords, nous lui avons demandé de nous communiquer les montants après impôts . L’Etat nous a dit les montants que je vous donnerais, c’est après impôts. Donc ces montants, nous les attendons. »

Pour rappel, le gouvernement s’engage à défiscaliser l’indemnité représentative de logement allouée aux enseignants à compter du 1er mai 2022. La revalorisation du régime indemnitaire des fonctions dirigeantes et administratives. Les deux parties se sont entendues sur la proposition du gouvernement d’adopter une approche fonctionnelle, en lieu et place de la création de Corps des administrateurs scolaires.

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