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Politique

ça vire à une affaire d’Etat

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Le meurtre du jeune sénégalais tué en Allemagne devient une affaire d’Etat. Une élue de la gauche s’en prend à la police.

Les autorités sénégalaises et allemandes se sont engagés hier à enquêter sur la fusillade mortelle de Mohamed Dramé abattu par la police de Dortumund.

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Le ministre de l’Intérieur de l’Etat de Rhénanie du Nord Westphalie, Herbert Reul, a déclaré que le meurtre de l’ado sénégalais sera élucidé à 100%.

Des députés tailladent la police

La porte-parole adjointe du groupe parlementaire de la gauche au Bundestag, Nicole Gohlke, dit ne pas comprendre l’attitude des policiers qui ont tiré sur Mohamed Dramé.

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Dans un tweet, elle estime que c’est « inexplicable que les onze policiers présents n’aient pas pu mettre en garde à vue un jeune de 16 ans ».

Selon le site dw.com visité par Senenews, la présidente des Verts au parlement de Rhénanie du Nord-Westphalie, Verena Schäffer, a déclaré pour sa part qu’elle était « choquée » par la mort du jeune qui avait fui en Allemagne « pour avoir un avenir sûr ici. »

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Les experts de la police critiquent également les actions violentes des forces de sécurité. Le criminologue Rafael Behr de l’Académie de police de Hambourg a qualifié d’inhabituelle, l’utilisation de la mitraillette dans ce genre d’interventions.

Bien que ces armes fassent partie de l’équipement des voitures de police allemandes, elles ne sont destinées qu’à des « cas absolument exceptionnels ».
L’Association allemande des avocats (DAV) exige que les circonstances du décès du jeune homme de 16 ans fassent l’objet d’une enquête approfondie. Les investigations n’en sont qu’à leurs débuts.

Les relations entre la police et les habitants, dont beaucoup sont issus de l’immigration, sont considérées comme extrêmement tendues comme l’explique Thomas Feltes, juriste et criminologue, de l’Université de la Ruhr à Bochum.

«La police du nord de Dortmund n’est pas vraiment connue pour agir indépendamment de la couleur de la peau. Les contrôles à caractère raciale sont donc d’actualité là-bas», déplore-t-on.