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Santé

quand la route « Talus carreaux » devient une conduite d’inondation de Sampathé II ( Par Alassane K. KITANE )

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Cette route est sans aucun doute fille et perpétuation du scandale. L’on se rappelle .
les mensonges d’un député vice-président de l’Assemblée nationale sur la date de sa livraison et de son inauguration. Annoncée pour 2016, cette route est finalement livrée en 2022 pour le plus grand bonheur des habitants des quartiers
Hersent, Sampahté, Sampathé II et cités avoisinantes. Cette route a la particularité d’être construite sur un canal naturel ou plus exactement une forme de vallée fossile où convergent toutes les eaux ruisselantes venant des quartiers Ouest, Nord-ouest et Sud de Thiès.

On ne sait pas quelles études ont été réalisées avant la construction de cette route, mais tout porte à croire qu’elles n’ont pas été sérieusement faites. La route Angle-Meïssa est l’une des plus grandes avenues de Thiès, ce qui veut dire qu’elle dispose de suffisamment d’espace pour être bordées de deux canaux​ d’évacuation si des investissements conséquents avaient été consentis. Mais l’autorité a décidé (gageons que cette décision est techniquement motivée) d’édifier une route avec des carreaux de pierres.

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Il est dit que ce type d’ouvrage est techniquement habilité à laisser une partie des eaux ruisselantes exsuder et être aspirées par la terre. Cependant au regard des dégâts considérables enregistrés avec seulement trois pluies, on peut valablement se demander si les faits ne remettent pas en cause de tels postulats. Rien n’a été prévu pour éviter que le niveau plus élevé de l’eau ne se déverse sur les rues adjacentes. La conséquence de cet oubli ou négligence est qu’à certains endroits la route étant plus élevée que les rues attenantes, les eaux sortent de ce
bassin nivelé et se déversent avec un flux anormalement élevé. La violence de ces aux comme le montrent ces images creuse les rebords de la route-canal, ronge progressivement la route elle-même avant d’envahir Sampahté II ou
plusieurs maisons sont actuellement menacées de ruines.

La mairie de ville est venue voir les dégâts et a même tenté de fermer cette bèche géante avec des sacs de sable. Mais cette solution provisoire et de toute façon incapable de résoudre le problème d’autant que la mise en sac du sable entassée sur les lieux n’a pas été achevée. La prochaine pluie se fera le plaisir de balayer ce tas de sable et de davantage accentuer le débit de l’eau. Sans solutions structurantes prenante en compte plusieurs aspects de la réalité, la route va très bientôt s’abimer. C’est toujours comme ça qu’on jette des centaines de milliards par la fenêtre : les investissements toujours faussés par la recherche du colmatage.

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Le pire est que le réseau d’assainissement à Thiès est un scandale qui vient amplifier les dégâts. Les nombreuses obturations des tuyaux d’évacuation de l’ONAS entrainent des dégoulinements nauséabonds qui infectent tout le
quartier et menace la santé des habitants. Comment comprendre qu’une structure comme l’ONAS ne dispose pas de suffisamment de camions de curage et dépend d’une location qui, non seulement lui coûte trop cher, mais ralentit ses
capacités d’intervention. Où vont réellement ces milliards dépensés dans la location de camion ? N’est-on pas en train d’enrichir gracieusement un Sénégalais aux dépens de la population ? La mal gouvernance dans ce pays est
devenue une gangrène qui ronge le tissu social et, peut-être, la paix sociale.

Alassane K. KITANE

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