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L’Argentine pleure le « Pibe de Oro », Diego Maradona

ANITA POUCHARD SERRA POUR « LE MONDE » Par Aude Villiers-Moriamé Publié le 26 novembre 2020 à 06h05 – Mis à jour le 26 novembre 2020 à 15h36 Réservé à nos abonnés FactuelLe décès de l’idole absolue des Argentins a provoqué une vague d’émotion immense dans le pays. Trois jours de deuil national ont été décrétés. Dans…

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L’Argentine pleure le « Pibe de Oro », Diego Maradona

Le décès de l’idole absolue des Argentins, a provoqué une vague d’émotion immense dans le pays. Trois jours de deuil national ont été décrétés. Dans les rues de Buenos Aires,…,

Des fans de toutes généreations se sont retrouvés à l'Obelisco en hommage à Maradona, mélangeant triste et la joie légendaire liées aux exploits du jouer, symbole national. Buenos Aires, Argentina. Anita Pouchard Serra/ Hans Lucas pour Le Monde.

ANITA POUCHARD SERRA POUR « LE MONDE »

Par Aude Villiers-Moriamé

Publié le 26 novembre 2020 à 06h05 – Mis à jour le 26 novembre 2020 à 15h36

Réservé à nos abonnés

FactuelLe décès de l’idole absolue des Argentins a provoqué une vague d’émotion immense dans le pays. Trois jours de deuil national ont été décrétés. Dans les rues de Buenos Aires, les chants résonnaient et on se remémorait les exploits de « Diego ».

Vêtues pour la plupart de maillots de football, scandant des slogans sportifs le masque anti-Covid-19 souvent sous le menton, des milliers de personnes se sont rendues à l’Obélisque, en plein cœur de Buenos Aires, mercredi 25 novembre, à la suite de l’annonce de la mort de Diego Maradona.

« Il était très affaibli, on le voyait bien, mais je croyais qu’il avait encore quelques années devant lui. » La voix de Joaquin Caballero, 29 ans, flanche. Le supporteur inconditionnel de Diego Maradona fait une pause, remet son masque en place et repasse les principales qualités, à ses yeux, de l’ex-joueur argentin, icône absolue dans le pays : « C’était beaucoup plus qu’un footballeur. Il nous lègue son humilité, sa défense des plus vulnérables, son engagement en faveur de grandes causes sociales… Je m’identifie beaucoup à Maradona, il nous a représentés à travers le monde ! »

En direct : Vive émotion dans le monde après la mort de Maradona

Celui que les Argentins surnomment « Dios », « dieu » en espagnol – parfois écrit « D10S », en référence au numéro 10 de son maillot dans la sélection nationale argentine – s’est éteint à la suite d’une crise cardiaque, moins d’un mois après avoir fêté ses 60 ans. Entraîneur du Gimnasia La Plata, il se trouvait dans sa maison de Tigre, en grande banlieue de Buenos Aires, où il se reposait après une opération d’un hématome au cerveau, réalisée début novembre.

Erica Godoy et sa famille, fans de l’ex-joueur de football argentin Diego Maradona, à Buenos Aires, le 25 novembre 2020.

Dans les rues de la capitale récemment déconfinée, la nouvelle a fait l’effet d’un coup de massue. Abasourdis, les Argentins ont vu leurs journalistes de télévision, gorge nouée, refréner un sanglot. « Je n’aurais jamais pensé donner cette information en direct », a déclaré le célèbre animateur Guillermo Andino, livide, sur la chaîne América.

« Il a eu ses contradictions, c’est ce qui le rend humain »

« Je me suis effondrée quand j’ai appris ça. Et je travaille dans un loto foot, donc toute la journée ç’a été le défilé de clients en larmes ! », raconte Erica Godoy, 39 ans, venue de la banlieue de Buenos Aires à l’Obélisque en compagnie de son mari, membre de l’Eglise maradonienne – un mouvement international de partisans du joueur qui lui vouent un culte sans bornes et se rassemblent deux fois par an lors de grandes occasions festives. « Je suis supportrice de River [le grand rival de Boca Juniors, où a joué Maradona avant d’être recruté par des clubs européens], mais je dois reconnaître qu’au niveau footballistique c’est le meilleur d’entre tous. »

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