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Santé

COVID-19 – Hausse des cas, nouvelles mesures restrictives : ÇA 100 MAUVAIS ! – Diouf Sarr : «La 2ème vague est là, il faut l’accepter»

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101 cas hier
Les lieux de rassemblement fermés
Il y a deux semaines, lors de la conférence de presse du gouvernement, le ministre de la Santé, répondant à l’éventualité pour le Sénégal de faire face à une nouvelle vague de Covid-19, soutenait que les résultats de recherche ne le prédisaient pas. Aujourd’hui avec l’augmentation des nouveaux cas, Abdoulaye Diouf Sarr a reconnu qu’il «faut se rendre à l’évidence, le constater pour l’accepter». Dans la stratégie pour faire face à cette nouvelle situation, les autorités insistent sur le respect strict des mesures barrières, notamment le port du masque.

Le ministre de la Santé et de l’action sociale a reconnu que le Sénégal fait face à une nouvelle vague de la pandémie de coronavirus. Abdoulaye Diouf Sarr, qui faisait face à la presse hier, soutient qu’il «faut se rendre à l’évidence, le constater pour l’accepter». Chiffres à l’appui, M. Diouf Sarr est revenu sur l’évolution de la maladie dans notre pays. «A la 45ème semaine de la gestion de la pandémie, nous avons vu un phénomène exceptionnel se produire, cette courbe qu’on a vu se tasser sur un plancher a un tout petit peu frémi et nous avons vu qu’il y a eu un décollage. Là où on avait des cas dans la fourchette de 15-21 cas, on a vu les choses décoller à 40, puis 45 et tout de suite vers 70. A la 46ème semaine, la courbe a décollé davantage pour aller à 92 cas, puis la semaine suivante 192 cas, puis 460 cas. A ce niveau-là il n’y avait plus d’équivoque, il fallait se rendre à l’évidence et se dire que ce qui se passe est une situation nouvelle, comparativement à la perspective baissière qu’on a connue», a-t-il expliqué. Le ministre de la Santé, qui déplore le relâchement dans le respect des mesures barrières, est convaincu que c’est le seul moyen pour l’instant de lutter contre cette pandémie. Selon M. Diouf Sarr, face à cette situation, «les mesures barrières doivent être rapidement reprises, surveillées et il ne doit plus y avoir de tolérance à ce niveau». Le ministre de la Santé, qui en appelle à l’engagement et à la mobilisation des citoyens, informe que toutes les dispositions seront prises «pour faire res­pecter les mesures barrières».
Privilégiant la sensibilisation, il souligne que «la première disposition doit être la co-construction». Et M. Diouf Sarr d’expliquer ce concept : «Cela veut dire qu’on développe tout un processus pour que vous et moi puissions dire que nous devons participer à la guerre nationale en respectant les mesures barrières. Si chacun gagne le virus à son niveau, on gagne le virus au niveau national.» Toutefois, persuadé qu’après «la co-construction» il peut y avoir toujours «des poches d’inefficience, des récalcitrants qui sont dans le déni et ne croient pas que le virus est là», le ministre prévient qu’ils ne laisseront pas «ces gens-là remettre en cause notre stratégie nationale». «Le port du masque est une mesure barrière essentielle. Si nous appliquons une discipline nationale en la matière, nous pouvons revenir à un niveau plancher de la pandémie et stabiliser au niveau de 10 cas étant entendu que nous voulons que le nombre de cas tende vers 0», a-t-il ajouté.

Vaccin : Le Sénégal choisira celui homologué par l’Oms
La question du vaccin contre le Covid-19 a été soulevée lors de ce face-à-face avec la presse. Abdoulaye Diouf Sarr a démenti l’information selon laquelle notre pays a opté pour le vaccin Moderna. A en croire le ministre de la Santé, le Sénégal n’a pas encore choisi et le moment venu, il choisira «le vaccin qui sera homologué par l’Oms». Expliquant cette position, il souligne que le Sénégal est dans l’initiative Covax composée de 170 pays qui se sont constitués en alliance pour saisir les opportunités pour un vaccin avec l’Oms et d’autres partenaires. «Nous sommes dedans et nous ne sommes pas dedans en étant isolés», a-t-il dit. Par ailleurs, le ministre de la Santé a annoncé qu’au «mois de janvier, les tests de diagnostic rapide seront disponibles dans le système de santé».

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