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Les graves révélations du Lieutenant-colonel Pierre John Mendy sur la mort de Almamo Manneh, commandant du bataillon de la Garde d’État de Yahya Jammeh et de son arrestation.

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Le Lieutenant Colonel Pierre John Mendy a fait de graves révélations lors de son interrogatoire devant la commission vérité, réconciliation et réparations en Gambie, sur la mort de Almamo Manneh commandant du bataillon de la Garde d’État après le coup d’état manqué contre Yaya Jammeh.

À cette époque, le Lieutenant Colonel Pierre John Mendy était le commandant de la police de Yendoum Barass. Il dit se rappeler du coup d’état manqué dirigé par Almamo Manneh. « Ce jour-là, j’étais le permanent dans ce camp et le commandant Babacar Diatta m’appela aux environs de 9 h, c’est lui qui dirigeait les soldats et il me demanda le chef de camp Médio Kanté et je lui ai répondu que ce dernier était parti en week-end, mais si tu as besoin de lui, je peux trouver un véhicule pour qu’on aille le chercher. Il me dit que ce n’est pas la peine. Une heure après, il rappelle pour me demander si les gars vont bien et je lui demande s’il veut que je mobilise la troupe pour faire des patrouilles. Il rétorqua non. À nouveau, il m’appela et me demanda si tout va bien. Je me suis inquiété et je lui demande s’il y a quelque chose qui s’était passé », se confesse-t-il.

Le colonel John Mendy dit, après quelques minutes, recevoir un appel d’un autre officier, le Colonel Mamadou Badji et il l’interpella sur ce qui s’est passé et il répondit qu’il va le rappeler. « Ensuite en tant que soldat, j’ai alerté mes hommes pour qu’ils soient beaucoup plus vigilants », a-t-il soutenu.

De suite, les mêmes personnes appelèrent le Colonel Mendy pour lui dire qu’il y avait un coup d’état orchestré par Almamo Manneh et Lamine Sané. « C’est aux environs de 3h du matin que le corps de Almamo Manneh est arrivé au camp à bord d’une voiture 4×4 et Lamine Sané était ligoté. Dans ce convoi, il y avait Musa Diamé, Serigne Modou Ndiaye, Lalot Diahité et d’autres personnes et ils m’ont fait savoir que c’est le Président Yaya Jammeh qui les a instruits d’amener ces gens dans le camp. » Il poursuit en faisant savoir qu’avant leur arrivée, il avait préparé le corps médical et éventuellement trouvé un lieu pour garder le corps de Almamo Manneh. 

Il a fait savoir également que le corps de Almamo Sanneh était criblé de balles et il fût déposé dans la clinique. « Le lendemain, le Colonel Babacar Diatta et son adjoint Modu Badji sont venus et je leur ai demandé si le corps devait être transféré dans une morgue. Il m’a dit d’attendre et c’est ainsi qu’il appela son adjoint pour échanger avec lui. Puis son adjoint me recommanda d’enterrer Almamo Manneh ce que je n’ai pas voulu faire sans qu’on ne respecte les rites à savoir le lavage mortuaire et autres. Et là, ils m’ont fait savoir que se sont des instructions et que je devais le faire. J’ai réitéré mes propos en leur disant que je ne suis pas musulman, mais avant d’enterrer quelqu’un, il faut procéder à son lavage mortuaire », a-t-il avancé. C’est finalement que le Colonel Mendy a appelé quelques soldats pour qu’ils creusent la tombe derrière la clinique et Almamo fut enterré là-bas. Le Colonel John Mendy demanda qu’on fasse des prières pour lui. 

Il avoue qu’actuellement, il serait difficile de retrouver la tombe de Almamo Manneh puisqu’on y a érigé des bâtiments.

« Quelques mois après, je fus arrêté chez moi en présence de mon fils de 10 ans et c’est lui-même à qui j’ai demandé d’aller ouvrir la porte au moment où les soldats sont venus m’arrêter. Je m’apprêtais à rompre mon jeûne lorsqu’ils sont arrivés chez moi. » Dans le groupe, il y avait Oumpa Mendy, Caporal Babacar Bop et d’autres soldats. Il sera conduit directement à la prison sans aucun motif d’arrestation. Le colonel avoue avoir demandé qui a commandité son arrestation, mais aucun d’entre eux n’a répondu. Ils l’ont mis dans une cellule poussiéreuse et crasseuse et il n’y avait même pas un drap pour se coucher. Au cours de la nuit, il a entendu, dit-il, la porte de la prison s’ouvrir à plusieurs reprises. Ce qui signifiait qu’il y avait beaucoup d’arrestations durant cette nuit.

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