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Karfa Diallo relaxé par la justice et déterminé à faire débaptiser le quartier « la négresse » de Biarritz

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Notre compatriote était poursuivi pour « rébellion » par la police française qui l’avait violemment interpellé et mis en garde à vue lors du Sommet du G7 le 22 aout 2019 où son organisation protestait contre l’appellation « la négresse » d’un quartier de Biarritz.

A l’issue du délibéré rendu par le tribunal de Bayonne ce 14 janvier 2021, ses avocats, Colette Capdevielle et William Bourdon, ont déclaré « Ce jour, le tribunal correctionnel de Bayonne a relaxé Karfa Diallo, accusé de rébellion envers les forces de l’ordre. Les soussignés saluent cette décision qui met en échec la tentative de criminalisation de l’action militante et antiraciste de leur client. Ils persistent à considérer que ces poursuites n’avaient aucunement lieu d’être, alors au surplus que Karfa Diallo a été victime d’une intervention policière aussi brutale qu’injustifiée. Ils attendent désormais que la plainte déposée pour violences policières soit traitée avec célérité et en prenant compte cette décision de relaxe. »

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Pour Karfa Diallo : « Tout d’abord satisfaction à l’endroit de la justice qui a envoyé un message clair qui consiste à dire que la police française a des droits mais aussi qu’elle a comme premier devoir le respect des libertés associatives. C’est une sanction de cette culture de la scénarisation du délit de rébellion par la police lorsqu’une interpellation se passe mal. Soulagement personnel de sortir de cette épreuve pour passer au dossier de fond qui porte sur la question du racisme systémique à l’oeuvre à Biarritz où la complicité municipale valide les clivages racistes et les clichés misogynes sur l’espace public. Très prochainement, le tribunal administratif devra se prononcer sur le recours que nous avons déposé en décembre pour l’annulation des délibérations municipales qui ont donné à ce quartier l’appellation « la négresse » . Partager notre humanité signifie apprendre à repérer et à réprimer la violence que recèle le langage et l’imagerie racistes. S’en amuser et se l’approprier en toute illégitimité révèle un suprémacisme inacceptable fondé sur l’indifférence à la cruauté des crimes de l’esclavage. Le racisme institutionnel à l’ouvre à Biarritz est inadmissible. Nous ne nous résignerons jamais au racisme. La lutte continue ! »

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