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Santé

Ce qui est reproché à Bah N’daw et Cie !

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Le conseiller spécial du vice-président de la Transition, le commandant Baba Cissé a, au cours d’un point de presse, expliqué les raisons qui ont conduit au coup de force contre le président et le premier ministre de la Transition. Il est reproché au président démissionnaire de la Transition d’être un blocage à certaines actions ambitieuses du colonel Assimi Goïta.

« Le président de la Transition, M. Bah N’Daw et le premier ministre Moctar Ouane ont démissionné » a indiqué, lors de son point de presse, le conseiller spécial du vice-président de la transition, Assimi Goïta, le commandant Baba Cissé avant d’ajouter que « cela s’est passé en présence de M. Goodluck Jonathan qui est le médiateur de la CEDEAO pour la crise malienne. ». Donc, indique le Commandant Baba Cissé, « le Président a démissionné de toutes ses charges et avec toutes les conséquences de droit »

A ses dires, ces démissions font suite à une série d’évènements, « différents profonds, tant sur la forme que sur le fonds », qu’il fallait bien intervenir afin de corriger.

Ces évènements empêchaient, selon lui, le fonctionnement normal de la transition. « Les éléments de preuve du blocage pour le fonctionnement normal de la transition ont dû être assez suffisants pour qu’on comprenne le sens de cette démission » a-t-il indiqué.

Parmi ces évènements, le Commandant Cissé a cité, entre autres, la menace de la cohésion au sein des forces armées de défense et de sécurité. « Il a y avait eu des limogeages et des changements abusifs. Cela a été de nature à jouer sur l’équilibre des forces », a-t-il indiqué en citant comme conséquences la démoralisation des troupes, de ruptures dans la chaine de commandement, la rupture dans l’approvisionnement logistique sur le terrain. Par ailleurs, le conseiller spécial s’est réjoui que les forces armées de défense et de sécurité se soient solidarisées pour faire face à la cause nationale.

Sur le plan de la gouvernance, il a parlé de blocage de l’initiative de l’audite de la loi d’orientation et de programmation militaire du vice-président de la transition ainsi que l’opposition du président de la transition face à l’arrestation de certains dignitaires impliqués dans la mauvaise gestion financière et militaire du régime. « Si on avait tenu compte de la conférence sociale dont les conclusions auraient pu nous permettre d’éviter les grèves incessantes… même celle de l’UNTM aurait pu être évitée », a-t-il souligné.

Aussi, le conseiller spécial du vice-président de la transition a cité le blocage du programme des élections. « Longtemps cette programmation avait été bloquée par les soins du président de la transition » a-t-il indiqué.

A cela, le commandant également dit ne pas comprendre une démission du gouvernement à la veille d’une grève aussi importante que celle de l’UNTM qui était supposée continuer en illimitée.

Pour lui, la gestion de l’État par le premier ministre était aussi assez problématique, du fait que non seulement « il ne coordonnait pas assez », mais aussi « il n’a jamais tenu de séminaire gouvernemental ».

Et d’ajouter que « Le vice-président de la transition avait tout mis en œuvre pour qu’on n’en arrive pas à ce niveau, mais malheureusement, à l’impossible nul n’étant tenu, en sa qualité de soldat, il ne pouvait que réaffirmer sa position de fils du pays, garant de la stabilité pour défendre la république ».

Source: Le Pays- Maali

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