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Santé

Les nouvelles révélations explosives sur la mort de Déby

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Le maréchal de 68 ans a-t-il pu être touché au combat à des centaines de kilomètres de sa capitale ? Est-il bien décédé dès le 18 avril ou le lendemain ? JA a tenté de démêler le vrai du faux.

Cette question en a obsédé plus d’un dans les couloirs feutrés des palais, dans les chancelleries et sur les réseaux sociaux, où les théoriciens du complot ont eu tôt fait de s’en emparer. Elle a aussi passionné la rédaction de Jeune Afrique, même en ces périodes de télétravail et de distanciation sociale. Fallait-il croire la version donnée, le 20 avril, par le nouveau Conseil militaire de transition (CMT) qui avait pris le pouvoir à N’Djamena ? Non, ou en tout cas pas sur parole. Il fallait retracer les dernières heures d’Idriss Déby Itno et déterminer si un maréchal de 68 ans avait pu être touché au combat à des centaines de kilomètres de sa capitale.

Première étape : confirmer qu’il était bien allé à la rencontre des rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT). Sur ce point : aucun doute. Plusieurs sources, familiales, diplomatiques ou sécuritaires, ont fourni des détails sur son départ de N’Djamena vers le Kanem, à bord d’une Toyota blindée, le 17 avril sur les coups de 22 heures. Il n’arrivera sur le théâtre des opérations que le lendemain matin.

Zones d’ombre

C’est là que les événements deviennent plus opaques. Vous avez été nombreux à évoquer une réunion entre le président et le chef du FACT, Mahamat Mahdi Ali, laquelle aurait mal tourné.

Selon nos informations, celle-ci n’a jamais eu lieu. En outre, le numéro un rebelle ne se trouvait plus dans le Kanem à ce moment-là. Dès lors, Déby Itno est-il mort au combat ? Nos sources l’affirment. Trois d’entre elles, sans lien les unes avec les autres, ont confirmé qu’il avait été blessé au flanc par balle.

Beaucoup se sont aussi interrogés sur la date du décès : dès le 18 avril ? Ou le lendemain, à N’Djamena ? Le 20 avril, peu de temps avant l’annonce officielle ?

Nos sources, y compris médicales, sont formelles : les soins prodigués sur le terrain n’ont pas permis à Idriss Déby Itno de survivre à son évacuation par hélicoptère vers la capitale. Des zones d’ombre subsistent-elles ? Sans doute, d’autant qu’un décès aura rarement eu autant de conséquences. Mais Déby Itno a bien perdu la vie dans le Kanem au soir du 18 avril, à la suite d’une blessure reçue au milieu des combats, la veille de l’annonce de sa victoire à la présidentielle.

Jeune Afrique

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