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Sénégal: Le président Macky Sall inaugure un nouvel hôpital dans le sud-est enclavé

La construction de l’hôpital régional Amath-Dansokho de Kédougou entre dans le cadre d’une politique de meilleur accès aux services de santé. Trois autres hôpitaux ont ouvert à Touba, Kaffrine et Sédhiou, pour un coût global d’environ 97 milliards de francs CFA (147,7 millions d’euros). Après plus de deux ans de travaux, l’hôpital de Kédougou vient…

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Sénégal: Le président Macky Sall inaugure un nouvel hôpital dans le sud-est enclavé

La construction de l’hôpital régional Amath-Dansokho de Kédougou entre dans le cadre d’une politique de meilleur accès aux services de santé. Trois autres hôpitaux ont ouvert à Touba, Kaffrine et Sédhiou, pour un coût global d’environ 97 milliards de francs CFA (147,7 millions d’euros). Après plus de deux ans de travaux, l’hôpital de Kédougou vient soulager la population et le personnel de santé, même si quelques craintes et questionnements subsistent.

Les grands bâtiments blancs du nouvel hôpital de 150 lits dénotent avec la route en latérite rouge qui s’éloigne de plusieurs kilomètres du centre-ville. À l’intérieur, le directeur Amadou Dieng se réjouit du matériel moderne installé : « Si on avance, on a la salle d’accouchement, juste en face vous avez le bloc opératoire de la maternité. C’est dix lits avec quatre blocs opératoires. Cela fait en tout cinq blocs opératoires pour l’hôpital. »

Réanimation, orthopédie, cardiologie, autant de spécialités qui n’étaient pas prise en charge dans l’actuel centre de santé de Kédougou, qui s’était retrouvé à jouer le rôle d’hôpital régional. Son médecin-chef, le docteur Fodé Danfakha, est donc soulagé.

« Il y avait une surcharge de travail. Donc l’ouverture de l’hôpital va nous permettre de respirer, parce que l’objectif premier, c’est la santé publique. Nous devons beaucoup plus œuvrer vers la prévention que la prise en charge », explique le docteur Fodé Danfakha.

Un manque de personnel

L’hôpital régional va permettre de diminuer les transferts vers Tambacounda, ville située à plus de 200 kilomètres. Mais la population reste mitigée, comme le jeune Mohamed Touré : « Ma maman est décédée d’hypertension. La réanimation, il n’y en avait pas. Cela fait très mal. L’hôpital, c’est quelque chose de très important pour nous. Si l’hôpital est là, l’équipement est là, mais le personnel n’est pas là. Il n’y a pas de personnes qualifiées ici. C’est voué à l’échec. »

Si des spécialistes ont déjà été recrutés, le gouverneur Saer Ndao assure que la mise en place du personnel se fera au fur et à mesure.

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