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Politique

Les jeunes de la JPS et du MOJIP exigent la libération des « otages « 

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Voici maintenant quatre mois que de jeunes citoyens sénégalais (Demba Diédhiou, Abdourahmane Diallo, Mouhamed Mané, Babacar Diagne) sont pris en otage par la justice de Macky Sall malgré les promesses de ce dernier au Khalif Général des Mourides. Leur seul tort est qu’ils ont fait valoir leur droit constitutionnel de résister face à l’oppression et à la tentative de liquidation de notre chère démocratie. Ils ont manifesté contre le mépris de Macky Sall envers sa jeunesse.

Ces jeunes se sont levés pour dire non à la mal gouvernance, non à l’instrumentalisation de la justice, non au bradage de nos ressources naturelles, qu’elles soient minières ou halieutiques, non au bradage de nos terres, etc. En un mot, ces jeunes ont choisi d’exprimer leur ras-le-bol au Président Macky Sall sur place, plutôt que de prendre la voie des océans.

La seule réponse que ce gouvernement a trouvée à servir ces jeunes de Ziguinchor ou Diourbel a été de les prendre en otage.

Combien de fois, avons-nous entendu des partisans du président Macky Sall tenir des propos ethnistes, ou pouvant mettre en péril la cohésion nationale, sans être inquiétés ? Combien de fois, avons-nous vu des partisans du président Macky Sall perpétrer des agressions physiques sous le regard complice des forces de sécurité ou proférer des menaces de mort sans être inquiétés ? Nous pouvons citer les agressions récentes contre monsieur Guy Marius Sagna. Les auteurs de ces actes sont libres et prêts à recommencer pour casser les opposants et les activistes.

Quatorze citoyens ont perdu leur vie pendant les événements de mars 2021, dont quatre à Bignona. Ils ont été assassinés par balles réelles par les forces de défense et de sécurité. Aucun élément de ces forces n’a été inquiété. Dans un pays sérieux, où la justice fonctionne normalement et n’est pas à la solde du pouvoir, la première chose aurait été d’ouvrir une enquête et de procéder à une autopsie avant l’inhumation des corps afin de pouvoir mener une enquête balistique. Mais pour étouffer cette boucherie, on nous parle de création d’une commission d’enquête. Comment sera-t-il possible d’établir la responsabilité des forces de l’ordre, si dès le départ, on a tout fait pour brouiller toute piste à même d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur ces morts ? En écoutant le ministre de forces armées, je me suis demandé si j’étais devant une chaîne de télé diffusant les guignols de l’info. En effet, il est inimaginable qu’un ancien responsable de mouvement de défense des droits puisse raisonner ainsi. Comme on dit toujours, le pouvoir rend aveugle. Ce ministre guignol sait très bien que si le gouvernement voulait faire la lumière sur les causes et les auteurs de cette boucherie, c’est le jour des faits que les enquêtes auraient dû commencer, mais pas plusieurs mois après.

Nous savons que ce gouvernement ne veut pas que toute la lumière soit faite pour ne pas perdre la face devant l’opinion internationale. C’est pour toutes ces raisons, que nous affirmons que ces jeunes, emprisonnés à tort, doivent être immédiatement libérés. Ceux qui devraient être dans les liens de la détention sont libres et vaquent tranquillement à leurs occupations, le temps de commettre d’autres forfaits qui resteront encore impunis. Si ces jeunes ne sont pas libérés, dans les plus brefs délais, nous intensifierons le combat pour leur libération par tous les moyens légaux.

Par ailleurs, nous jugeons injuste l’expropriation du lieu de culte des femmes du bois sacré de Mangokro. Nous nous opposerons énergiquement à toute implantation d’une quelconque infrastructure sur ce site. Nous contacterons les associations de jeunes ainsi que les AC des quartiers environnants pour protéger ce site.

Nous soutenons les populations de Kantène, Médina Wandifa, Baraffe, etc. dans leur lutte contre la spoliation foncière.

Texte pour la conférence de presse conjointe entre JPS et MOJIP pour la libération des otages de Ziguinchor

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