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Après sa victoire en finale face à Stefanos Tsitsipas (6-7, 2-6, 6-3, 6-2, 6-4), synonyme de 19e titre en Grand Chelem, le Serbe n’est plus qu’à une unité du record co-détenu par le Suisse et l’Espagnol.

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Novak Djokovic a battu Stefanos Tsitsipas en finale de Roland-Garros, à Paris, le 13 juin 2021.

A la mi-mai, à Rome, Novak Djokovic avait nargué la jeune garde du circuit au moment de recevoir son trophée de finaliste, battu par Rafael Nadal : « Rafa, moi et peut-être Roger [Federer], c’est nous la nouvelle génération. Bien sûr, les jeunes poussent, peu importe. C’est encore nous qui gagnons les plus gros tournois et ceux du Grand Chelem », avait-il claironné.

Non sans raison. Dimanche 13 juin, en finale de Roland-Garros, les 5 000 spectateurs en ont eu la démonstration. A 34 ans, le Serbe a fait la leçon à un gamin de 22 ans, en renversant le Grec Stefanos Tsitsipas au terme de 4 h 11 (6-7 [6], 2-6, 6-3, 6-2, 6-4) pour soulever son 19e titre en Grand Chelem, le deuxième sur la terre battue parisienne.

Sur le court Philippe-Chatrier à nouveau truffé de panamas après une édition 2020 automnale, le public savait que l’issue de cette querelle entre l’Ancien et le Moderne entrerait forcément dans l’histoire. Sur le papier, le déséquilibre était immense. D’un côté, le métronome serbe qui en avait déjà disputé 28 ; de l’autre, le jeune éphèbe, novice à ce niveau. L’un s’attaquait à un Everest quand l’autre entendait régner définitivement sur le toit du monde, lancé dans une course-poursuite aux records derrière Roger Federer et Rafael Nadal.

Brutale résurrection

Après avoir destitué son rival majorquin en demi-finales après 4 h 11 – déjà – d’une bataille qui restera dans les annales, le numéro un mondial a fait mentir l’adage disant que « lorsqu’on bat Nadal à Roland, on laisse échapper la couronne » (Djokovic avait perdu en 2015 contre le Suisse Stan Wawrinka, le Suédois Robin Söderling en 2009 face à Federer).

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Novak Djokovic eut pourtant le feu aux fesses après un début de match en fanfare du Grec, qui remporta la première manche au tie-break et survola la deuxième. Faisant fi de la pression d’une première finale de Grand Chelem, il déroula son jeu d’attaque et fit admirer ses progrès en retour et au filet. Un deuxième acte où le favori n’était plus que l’ombre que lui-même, soudain amorphe.

Mais, comme souvent, on croit le Serbe au bord du K.-O. et il ressuscite brutalement. En huitièmes de finale, mené deux sets à zéro par le jeune Italien Lorenzo Musetti, après un détour par les vestiaires, il était revenu sur le court les couleurs de sa tenue inversées mais la tête remise à l’endroit. Le scénario se répéta dimanche : « Il est sorti du court à deux sets à zéro. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais quand il est revenu, c’était un autre joueur : son anticipation, ses gestes, il était beaucoup plus frais qu’avant, résuma Tsitsipas. J’ai eu l’impression qu’il pouvait mieux lire mon jeu tout d’un coup. Bien lui en a pris. »

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