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Economie

152 millions d’enfants travaillent dans le monde et plus de la moitié sont victimes d’esclavage et de prostitution

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« Pourquoi les enfants travaillent ? »
 
Considéré comme un fait normal en Afrique, le travail des enfants est souvent relié à la question de l’abus de pouvoir sur ce dernier. L’une des causes principales de ce phénomène reste le conflit. L’Afrique sub-saharienne est la région du monde la plus touchée : 1 enfant sur 5 en Afrique est astreint au travail des enfants. Cependant, ce fléau touche tous les pays, la prévalence de travail des enfants se situe entre 3 % et 7 % à travers le monde. Les facteurs du travail des enfants sont multiples. Lorsque l’enfant se déplace suite à une guerre, il est obligé de changer de mode de vie. La pauvreté oblige les parents à envoyer leurs enfants travailler pour subvenir aux besoins de toute la famille, l’absence de certificat de naissance des enfants, qui ne peuvent ainsi prouver leur identité et leur âge face à une situation d’exploitation illégale, l’accès difficile à la scolarité et le système éducatif défaillant (frais de scolarité, violences à l’école ou sur le chemin de l’école, éloignement géographique), sont autant d’obstacles à l’éducation et de facteurs aggravants au travail des enfants, le faible niveau d’éducation et d’information des parents, qui ne connaissent pas l’impact négatif du travail sur leur enfant mais aussi la législation sur le travail infantile en vigueur et l’impact positif de l’éducation, l’intérêt des employeurs  où les enfants sont une main d’œuvre « bon marché ».
 
« La bonne gouvernance : l’ultime solution à ce phénomène »
 
 Selon la majorité des intervenants de cette conférence, une bonne gouvernance est l’ultime recours qui pourrait abolir ce fléau. « Nous n’avons pas le pouvoir d’agir directement » dira un des intervenants qui poursuivra son propos en exhortant les ONG et les organisations influentes à ne ménager aucun effort pour revendiquer la cause de ces enfants en se conformant aux normes de l’Agenda 2040 dont l’objectif principal est de restaurer la dignité de l’enfant africain en évaluant les réalisations et les défis rencontrés pour la mise en œuvre effective de la Charte africaine des enfants. L’Agenda, en approfondissant le paragraphe 53 de l’Agenda 2063, entend établir des stratégies à long terme qui contribueront à soutenir et à protéger les droits des enfants en Afrique. L’objectif global est d’élargir les objectifs importants et les domaines prioritaires auxquels les États membres respectifs et l’Union africaine s’engagent pour les 25 prochaines années ».
 
Il a été soulevé lors de cette conférence, la question du recrutement des enfants par les groupes armés. À ce titre, l’Agenda énonce dix aspirations solides à réaliser d’ici 2040 et fournit un bref historique avec un aperçu approfondi de questions spécifiques. Le document identifie également les mesures à prendre par les États membres pour la première période du voyage en cinq phases de 25 ans à venir.
 
« Les aspirations de l’Agenda 2040 »
 
La Charte africaine des enfants, telle que supervisée par le Comité africain des enfants, fournit un cadre continental efficace pour faire progresser les droits des enfants; Un cadre législatif, politique et institutionnel national efficace et adapté aux enfants est en place dans tous les États membres; La naissance de chaque enfant et les autres statistiques de l’état civil sont enregistrées; Chaque enfant survit et a une enfance en bonne santé; Chaque enfant grandit bien nourri et a accès aux nécessités de base de la vie; Chaque enfant bénéficie pleinement d’une éducation de qualité; Chaque enfant est protégé contre la violence, l’exploitation, la négligence et les abus; Les enfants bénéficient d’un système pénal adapté aux enfants; Chaque enfant est à l’abri de l’impact des conflits armés et autres catastrophes ou situations d’urgence; L’opinion des enfants africains compte.
 
« Rendre justice aux enfants »
 
Il est sorti de cette conférence, la partition que doit jouer l’enfant dans ce cas de figure. Faire comprendre à l’enfant qu’il doit imposer des limites et ne pas accepter certaines conditions. La MAEJT entend de son côté continuer dans sa lancée de tout mettre en œuvre pour installer la politique de l’équité chez tous les enfants à savoir naître et grandir dans de bonnes conditions, jouir de leurs pleins droits pour s’épanouir, tout en aidant leurs communautés à se développer harmonieusement dans la paix et dans un environnement favorable.
 
Selon l’Organisation Internationale du Travail, 152 millions d’enfants travaillent dans le monde. Plus de la moitié d’entre eux seraient victimes des pires formes de travail.  (Esclavage, utilisation dans les conflits armés, prostitution, tri des déchets, trafic de stupéfiants, travail dans les mines…). C’est en se basant sur ces chiffres que le MAEJT, sur une note finale, entend continuer le plaidoyer pour les enfants au niveau des organisations de la société civile, des autorités étatiques pour que leurs droits soient entendus et respectés. Mais également organiser des campagnes de sensibilisation et mener des actions en faveur des enfants qui constituent l’avenir du monde…
 

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