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Politique

« Yewwi Askan Wi, c’est l’opposition extrême, elle cherche des mairies pour combattre le régime »

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Vous êtes le chef de file de la coalition Sénégal 2035. Quelle est la philosophie de votre mouvement politique?

Notre philosophie consiste à réunir des forces vives de la nation, d’habitude qui ne sont pas engagées en politique, principalement issues de la société civile, d’une part, aussi de l’opposition et d’associations jeunes et de femmes qui se sont organisées en coalition pour participer à la gouvernance locale. Notre crédo, c’est de créer une dynamique dans les localités pour réaliser une ambition qu’on a eu à travers le PSE et l’Acte 3 de la décentralisation.

Qu’est-ce qui a réellement motivé votre candidature à la mairie de Dakar?

La volonté de bien faire, la volonté de changer notre gouvernance locale et départementale. A l’issue des élections de 2019, il y avait beaucoup de forces qui étaient engagées pour la réélection du président. Des forces qui n’appartenaient pas à Benno Bokk Yakaar où à la mouvance présidentielle. Mais des forces qui avaient soutenu le président de par le programme qu’il avait proposé et qui a comme référentiel le PSE 2035 d’où le nom Sénégal 2035.

Est-ce que votre candidature a eu la bénédiction du Président Macky Sall ?

Les discussions que je peux avoir avec le président sont d’ordre professionnel dans le cadre du travail ou d’ordre privé, les relations personnelles que j’entretiens avec lui. Naturellement, ceux qui sont de bonne foi savent que je suis foncièrement avec lui.

Quelles sont les grandes lignes de votre programme pour Dakar?

Nous avons travaillé pendant 2 ans sur un programme basé surtout sur l’intercommunalité. Les capacités de la ville étant supérieures aux capacités de la commune. Donc il fallait réfléchir pour trouver des mécanismes pour réaliser de très grands projets. D’habitude les communes n’ont pas les moyens de solutionner leurs propres problèmes. En portant de gros projets, la Ville vient s’ajouter à leurs capacités financières et développer des projets. C’est dans ce cadre-là qu’on a élaboré un programme de ville et un programme pour les grandes communes de Dakar. On constate qu’il y a des communes qui n’ont pas de stade et qui ne peuvent pas en avoir parce qu’il n’y a plus d’espace. Ce sont ces genres de mécanismes qu’on a développé au Plateau, construire le stade est quasiment impossible. Il fallait se rabattre sur le lycée Van Vo, Lamine Gueye où on retrouve des superficies importantes pour aménager des terrains sportifs, mais qu’il faut réglementer entre l’école et les populations. Notre programme est basé sur 9 axes dont 27 sous points. Notamment, l’éducation, la santé, l’économie sociale et solidaire, l’environnement, le réamenagement… Donc on a traité 9 points avec 27 sous points qui ont été mis à la disposition des populations et qui sont en train de l’apprécier positivement.

Quelles sont véritablement vos chances de gagner devant des appareils comme BBY et YAW?

Les populations sont en train de le prouver. Au début on nous sous-estimait, mais depuis le début de la campagne, on voit cette affluence qui, par la grâce de Dieu, est réelle. Donc nos chances de gagner sont réelles. Comme je le dis souvent aux populations, il y a que 3 types de candidats : YAW, c’est l’opposition extrême, elle cherche des mairies pour combattre le régime. Il n’y a pas d’autres raisons parce qu’on ne peut pas dérouler un programme si on n’est pas en accord avec le préfet, le percepteur, le ministre des Finances, le ministre des Collectivités, le ministre de l’Intérieur. YAW ne peut pas proposer de programme réalisable de par leurs positions de principe de ne pas discuter et de se mettre en face de l’Exécutif. Malheureusement pour eux, le patron de l’Exécutif est là encore pour 2 ans et demi. Donc, durant tous ces 2 ans et demi qu’est-ce qu’ils veulent que les populations attendent ? Qu’ils mènent un combat qui n’engage que leurs propres personnes pour accéder à la présidence. YAW est à disqualifier, ils ont eu à gérer des mairies. La mairie de Dakar était gérée par l’opposition. Le candidat de YAW a géré des mairies. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Avant de parler de programme, il faut parler de bilan. Je pense que les populations sont assez averties pour ne pas faire ce choix qui consiste à élire des gens qui vont s’organiser autour de revendications politiques. Dans Benno Bokk Yakaar, il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de candidatures qui ne sont agitées que pour conforter leur position de leadership dans le gouvernement ou dans des directions. C’est-à-dire, ce sont des gens qui ont eu à gérer des mairies qui n’ont rien proposé et qui aujourd’hui pour conforter leur position où continuer à bénéficier des privilèges de l’Exécutif sollicitent le mandat des populations. Ces gens-là, après élection ils ne feront rien. Nous, nous avons misé sur des forces vives, des forces citoyennes qui pendant ces 7 dernières années se sont investies personnellement avec leurs propres moyens, leurs propres ressources, leurs propres relations pour développer cet esprit communautaire. Donc ce sont ces forces-là qu’on a organisé pour créer cette synergie dakaroise. Voilà ces 3 types de candidats et je pense que les populations étant informées de cette situation-là voteront pour nous.

Ne pensez-vous que la dispersion des forces de Benno est dangereuse pour la majorité, notamment avec le raw gaddu?

Moi je pense que les forces que nous avons engagées ne sont pas issues de Benno : Abdou Khadre n’est pas de Benno; Libasse de Cambéréne non plus ; Bocar n’est pas de Benno à FassColobane-Gueule Tapé… Donc les forces qu’on engage ne sont pas issues de Benno. Ce qu’il faut retenir, c’est 10% de la population sénégalaise qui s’active politiquement, les 90% sont des électeurs qui constituent une majorité. C’est là, où il faut aller chercher les électeurs qui vous feront gagner. C’est ce que nous sommes en train de faire. Benno, YAW, je pense qu’il ne faut pas réagir en termes de coalitions, de mouvance, les élections locales, ce sont les réalités de la localité.

Avez-vous évalué les différents concurrents que vous affrontez ? Que pensez-vous d’eux, notamment, Diouf Sarr votre camarade de parti, Barthélémy Dias, Pape Diop, Doudou wade et Soham el wardini ?

Ils ont tous été maires, à l’exception de Doudou Wade et moi-même. Sinon tout le reste a eu à gérer une commune et je pense que ce n’était pas performant parce qu’ils sont inaptes aujourd’hui à proposer un bilan. De par l’organisation que nous avons, la composition de nos candidats et de par les propositions que nous avons décliné dans notre programme, toute personne de bonne foi peut voir la différence. Quelqu’un qui a eu à gérer une collectivité pendant 12 ans et qui ne peut pas vous présenter un bilan. Quelqu’un d’autre qui a bénéficié de tous les privilèges d’un pouvoir, ministre dans un gouvernement appartenant à la mouvance présidentielle et qui gère une commune pendant 7 ans qui ne peut pas vous dire, voilà ce que j’ai réalisé, cette personne-là ne peut pas venir aujourd’hui théoriser des débats communautaires, des débats de sensibilité, c’est irresponsable.

Un peu partout au Sénégal, la violence est en train de gangrener la campagne électorale comme tout le monde le redoutait. Pourquoi cet ensauvagement et comment y mettre un terme ?

Je rends grâce à Dieu, pour le moment je n’ai pas connu ces agissements, ces violences. Mais c’est déplorable, la violence d’où qu’elle vienne, qu’elle soit verbale ou physique. On peut battre campagne, discuter des programmes, discuter des idées de l’électorat, des formes d’élections, mais que ça se limite à des principes. Je préfère convaincre quelqu’un par la parole que d’être brutal. Nous, par la grâce de Dieu, nous n’avons pas connu d’incident parce que nous entretenons des rapports très amicaux avec tout le monde que ce soit Benno Bokk Yakaar, que ce soit l’opposition, nous n’avons pas ce problème d’animosité. Nous sommes convaincus qu’on peut gagner de par nos propositions. Pour pallier à la violence, nous avons proposé le débat d’idées organisé par des organes de presse. Il y a même des organes de presse privés qui avaient proposé cela, j’avais donné mon accord pour y participer. Il ne faut pas fuir le débat, c’est ce qui peut endiguer la violence. Poussez les candidats à discuter autour de leurs programmes et de leur façon de faire. C’est le meilleur choix et je suis partant, je le confirme c’est mon souhait le plus ardent. C’est ce que je fais au quotidien, discuter de mon programme avec les populations, avec les associations des jeunes, avec les associations de femmes.

Avez-vous des chances de gagner ?

A l’ouverture de la campagne, on a surpris nos amis politiques, parce que beaucoup de personnes doutaient de notre capacité à mobiliser l’électorat. Aujourd’hui, c’est clair, limpide, perceptible, vérifiable que ces élections, on va les gagner par la grâce de Dieu.

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