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Sénégal: Octobre rose

40 % des femmes vont souffrir de cancer de sein, d’ici à 2030 selon le ministre de la santé et de l’action sociale. Une information qui fait froid au dos et qui a fait réagir plus d’un. Avec un manque de matériels et de moyens de prises en charge, les acteurs de la lutte ont…

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Sénégal: Octobre rose

40 % des femmes vont souffrir de cancer de sein, d’ici à 2030 selon le ministre de la santé et de l’action sociale. Une information qui fait froid au dos et qui a fait réagir plus d’un.

Avec un manque de matériels et de moyens de prises en charge, les acteurs de la lutte ont fait la sensibilisation pour le recul de la lutte contre le cancer du sein.

Dans la lutte contre les cancers, celui du col du sein occupe la première place avec une prédominance de 32%. Le cancer du col de l’utérus arrive avec 18%. Si l’on se fie aux statistiques, en 2020 de l’Institut Joliot-Curie de l’hôpital Aristide Le Dantec, 1903 cas de cancers ont été enregistrés.

Pour cette campagne d’octobre rose l’objectif est de faire bénéficier à 2mille femmes de kit de dépistages sur toute l’étendue du territoire national. Dans cette lutte contre les cancers mais surtout féminin, le ministère de la santé et de l’action sociale est accompagné par la ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca) et d’autres associations de femmes. Seulement dans ce combat les moyens font défaut pour atteindre des dizaines de femmes voire centaines en attente d’une chimiothérapie pour atténuer la propagation de la maladie.

Pour le docteur Fatma Guenoune, présidente de la Lisca :  » la majorité des sénégalais n’ont pas les moyens de se prendre en charge. Le traitement coute cher et la demande au niveau de la Lisca reste importante ». Et de poursuivre :  » l’argent récolté lors de notre dernier téléthon en date de 2020, nous a permis de prendre en charge 735 personnes dont les 80% souffraient de cancers féminins « .

Les femmes sont les plus touchées par le cancer. Une réalité reconnue de tous. Pour inverser la tendance, les acteurs de la lutte comptent mettre le focus sur la sensibilisation et la prévention. Ainsi, durant tout le mois d’octobre des séances de dépistage du cancer du col de l’utérus et de prise en charge des lésions précancéreuses s’opèrent sur toute l’étendue du territoire national. Des séances de palpation pour déceler des cas suspects de cancer du sein sont aussi organisées ainsi que la mise à disposition de kit de dépistage du cancer du sein.

« Les femmes paient le plus lourd tribut dans la prise en charge du cancer. Elles sont les plus touchées. Si on peut prévenir le cancer du col de l’utérus à travers la vaccination des petites filles de 09 à 14 ans, celui du sein n’est pas encore à l’ordre du jour. Seule la prévention, la sensibilisation et la connaissance des gestes utiles comme la palpation peut nous aider à vaincre le cancer du sein. Le cancer se soigne et les malades peuvent être guéris de la maladie. Il suffit de se faire dépister tôt et nous appelons les femmes à être proche des prestataires de soin surtout des sages femmes  » a avancé Dr Fatma Guenoune.

Lutte contre le cancer

De l’avis de la ministre de la santé et de l’action sociale du Sénégal, 21 structures sanitaires ont été équipées en appareils de mammographie. Ainsi, durant tout le mois d’octobre, le coût sera ramené à 15 000 F pour renforcer la détection ; la vaccination contre le HPV a été introduite dans le programme élargi de vaccination, depuis le 31 octobre 2018 afin de renforcer la prévention du cancer du col de l’utérus ; 70 centres de dépistage et de traitement de lésions précancéreuses du col de l’utérus ont été installés, permettant l’intégration du dépistage du cancer du col de l’utérus en routine ; le projet pilote sur le dépistage du cancer du col de l’utérus par l’utilisation du test HPV viral et le traitement des lésions précancéreuses par thermoablation dans les districts sanitaires de Dakar-Centre, Guédiawaye, Fatick et Mbour ont été mis en œuvre, avec une extension dans cinq (5) autres districts sanitaires.

Pour Docteur Fatma Guenoune : « l’Etat a beaucoup fait dans la lutte contre les cancers mais surtout pour ceux féminins. Dans plusieurs districts du Sénégal, les lésions précancéreuses son prises en cancer par le personnel soignant. Une approche qui permet de réduire les cas de cancer. La chimio est aussi gratuite et est pris en charge dans plusieurs structures sanitaire. Il n’y a que la radiothérapie pour les malades qui sont en phase avancées de cancer qui doivent payer 150 milles. Même si c’est subvention par l’Etat, le cout reste encore cher et il s’y ajoute le bilan de diagnostic où il faut dépenser 300 mille voire même 500 mille ».

Du côté du ministère de la santé et de l’action sociale, le Dr Marie Khemesse Ndiaye a renseigné : « la subvention sur la radiothérapie a été portée à 75%, permettant de maintenir le coût à 150 000 F CFA. Cette mesure a permis, depuis 2018, à plus de 2 500 patients, de bénéficier d’une prise en charge. Il y a également la gratuité, depuis le 1er octobre 2019, de la chimiothérapie pour les cancers du sein et du col de l’utérus, à côté d’une subvention à 60% pour les autres types de cancers. Cette initiative a permis de prendre en charge depuis 2020, plus de 15 000 patients dont les 80% sont des femmes. « 

La radiothérapie, une demande urgente

La disponibilité d’appareils de radiothérapie demeure une préoccupation réelle des malades vivant avec un cancer. Ces appareils au nombre de trois sont concentrés à Dakar. Les malades en besoin de radiothérapie sont référés soit à Dalal Diam avec deux dont l’un serait en panne ou encore à Le Dantec qui a fermé ses portes. Quant aux régions, elles sont quasiment dépourvues de cet outil. Pour la ministre de la santé et de l’action sociale du Sénégal,  » à ces réalisations vient s’ajouter l’installation d’un quatrième appareil de radiothérapie dans le public au sein du nouvel hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba « . Et de renseigner  » Ces efforts seront poursuivis et accentués, notamment à travers les pôles régionaux de Saint Louis, Ziguinchor et Kaffrine ».

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