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Politique

Des mots sur les maux pour exorciser le comportement maléfique d’un régime (Par Oswald Sarr)

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L’histoire politique du Sénégal nous montre qu’à chaque fois qu’il y a une crispation sociale, celle-ci est causée par le comportement d’un gouvernement ou d’un régime sur qui les populations ne s’identifient plus ou ne s’y retrouvent. Sur fond de luttes sociales et le corollaire d’une crise économique il y a eu des remparts qui se sont toujours dressés face aux dérives d’une gestion autocratique et clanique malgré l’arbitraire brandi comme arme de musèlement des voix discordantes. La vérité, elle est là – patente et indéniable – on ne peut la travestir – Macky a déçu et échoué sur le terrain qu’il nous a amené et dont il s’est voulu le chantre : le rétablissement des valeurs de la République.

L’échec profond des slogans « la patrie avant le parti » ; « la gouvernance sobre et vertueuse » et l’entourloupe autour du mandat.

L’ensemble des slogans qui a convaincu à leur départ des millions de concitoyens se révèle être une escobarderie. L’évaluation de cette décennie de gouvernance en est la preuve palpable. Scandales sur scandales, conflits d’intérêt sur conflits d’intérêt, le tout ceint de resquilleurs qui usent de tous les moyens pour s’enrichir sur le dos de pauvres concitoyens. Quelle image donnent-ils aux yeux sénégalais ? de la pratique politique ? politique matin, midi et soir. A ce rythme il n’y aura aucun d’entre nous qui peut brandir une qualification professionnelle. Allez travailler bon sang ! Trouvez-vous un savoir-faire chers politiciens !

Il est ce constat psycho-sociologique qui met en avant ce phénomène. Tous les présidents deviennent amnésiques à la veille de la fin de leur mandat. Ils oublient tout en inventant un futur incertain, un temps qu’ils n’arrivent pas à conjuguer mais le peuple sait retenir le passé, le présent et le futur. Il peut même les employer tout le temps.

La force du clic pour rappeler la démocratisation de l’information

Face à des gens qui ne comprennent et ne vont dans le sens des aspirations de leur peuple, quoi de plus que la démocratisation des réseaux sociaux pour leur rappeler leurs engagements. Face à des gens qui n’obéissent à aucune éthique, et qui n’ont que dédain et mépris pour leurs concitoyens le politiquement correct dans les réseaux sociaux relève de la naïveté quand en face ce ne sont pas des gentlemen. Vous n’aimez pas la polarisation de l’opinion autour de vos bévues de gestion scandaleuse, vous voulez donner des leçons de morale, soyez les premiers à ne pas violer les lois de ce pays ou ne pas être empêtrés dans des scandales. Balaa nga né naam né fa !

A défaut, cette phrase intelligemment trouvée « la magie du clic fera face à la toute puissance du flic et du flic ». Il ne peut y avoir meilleure compréhension des mutations de la société d’information que cela. Les nouveaux rapports à l’information nous montrent que les infonautes sont aujourd’hui les artisans même de l’information, du slow journalisme. Nos concitoyens sont comme des abeilles qui butinent l’information- Profession, Journalistes 2. 0

Comme Metoo, l’information s’est aussi libérée et cela personne ne peut le contrer avec les réseaux sociaux. C’est l’ère de la présomption de connaissance et non de l’ignorance.

Comment pouvez- vous tous les jours voir des scandales financiers à coups de milliards, impliquant les pontes du régime et dire qu’aucun citoyen de doit en parler ? Que dire de la justice qui finit de montrer à la face du monde qu’elle s’est accroupie ? Les détournements, les malversations, le népotisme, les injustices sont autant de comportements scandaleux qui dressent les pontes de ce régime en contre-modèle pour ne pas dire en agent maléfique qui bride note marche en avant. Macky remettez de l’ordre là-dedans ! Dans votre gestion ! Autour de vos hommes ! Des hommes de valeurs !

Toute voix discordante n’est autre chose que rappeler à Macky Sall et son gouvernement d’être des gentlemen et de se consacrer exclusivement aux maux de la société qu’ils dirigent. Réjouissons-nous d’avoir un peuple qui utilise les mots pour les dénoncer et vous alertent lorsque vous flanchez. Et quand un pouvoir s’appuie avec la complicité d’un pouvoir veut museler un pouvoir à qui il a délégué une mission de service public, c’est parce qu’il a quelque chose à cacher. Il est donc nécessaire pour la décrispation des nerfs de part et d’autre d’utiliser l’opposition et les voix discordantes comme réceptacle de toutes les frustrations et non les bâillonner : LIBEREZ PAPE ALE NIANG. Sinon, le temps vous rattrapera toujours et la population sénégalaise est mûre et saura resserrer l’étau au moment voulu quand vous voudrez esquiver l’anathème qu’elle vous réserve : « bouko sakh djeem ! » vous prévient-elle !

Oswald Sarr

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