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Politique

La vérité sur le niveau d’endettement du Sénégal

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Au Sénégal, l’encours de la dette est projeté à 11 447,2 milliards F CFA à fin décembre, soit 67,9 % du PIB. Ce qui est inférieur à la norme communautaire (70 % du PIB). Il représente également ce que le Sénégal a décaissé et qu’il n’a pas encore remboursé à la fin des mois de juin et décembre de l’année.

Ainsi, au 30 juin 2022, l’encours de la dette du Sénégal, dette totale de l’Administration centrale, qui constitue le référentiel en la matière, était estimé à 11 326 milliards F CFA. Le ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba a, en effet,  rappelé aux parlementaires que la dette transcende les régimes politiques. Elle est intergénérationnelle. Actuellement, dit-il, il y a au moins plus de 150 milliards inclus dans l’encours, alors que la dette a été contractée avant la première alternance survenue en 2000. Selon lui,  aujourd’hui et jusqu’en 2026, le Sénégal va  continuer de payer la dette de la construction des barrages de Diama et de Manantali.

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Ainsi, le service de la dette, à la différence de l’encours, représente le montant payé chaque année pour le remboursement de celle-ci. Et au titre de l’exercice 2022, il s’élève à 1 693,9 milliards F CFA. Ce qui n’a donc rien à voir avec les montants avancés par certains parlementaires, déclare le ministre des Finances et du Budget dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

La viabilité de la dette 

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La viabilité de la dette étant la capacité du pays à faire face à ses échéances à court, moyen et long terme.  Ainsi, explique M. Ba, il y a deux indicateurs, à savoir la valeur actuelle nette de la dette extérieure rapportée à la richesse nationale d’où le taux prévu est de 55 %, alors que le Sénégal, avec 49,7 %, est en dessous du seuil et de la valeur actuelle nette de la dette extérieure rapportée aux exportations des biens et services qui doit être à 240 %. Le Sénégal est à 212,98 %.

En outre, le service de la dette extérieure, rapporté aux exportations de biens et services, qui doit être de 21 % et le Sénégal est à 17,96 % ; de même que  le service de la dette extérieure, rapporté aux revenus budgétaires, doit être de l’ordre de 23 % et le Sénégal est à 16,72 %. Ces indicateurs, dit-il, illustrent à suffisance que le Sénégal est confortable. Ce que le ministre des Finances et du Budget traduit en ces termes : ‘’La politique de l’endettement du Sénégal est saluée par les meilleurs juges, les prêteurs eux-mêmes.’’

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Selon le ministre, « il faut préciser que, depuis 2012, le Sénégal a drastiquement baissé son niveau d’endettement. La hausse annuelle de l’encours a été de 21,8 % en moyenne, durant la période 2007-2011, alors qu’elle est de 14,1 % sur la décennie 2012-2022″.

A quoi a servi la dette du Sénégal ? La réponse coule de source. Grâce à la dette, “notre pays a pu rattraper son retard en termes d’infrastructures. Si le régime du président Macky Sall a réussi à construire 2 526 km de routes, c’est en partie grâce à la dette. Il en est de même pour ce qui est des 189 km d’autoroutes. Grâce à la dette, notre pays s’est offert le premier Train express régional d’Afrique de l’Ouest. Une infrastructure de référence, qui a totalement révolutionné la mobilité urbaine dans la capitale sénégalaise et sa banlieue. Grâce à la dette, le Sénégal disposera, à partir du deuxième semestre de l’année 2023, de Bus Rapid Transit, qui fonctionnent à l’électricité et qui ne polluent pas. C’est également avec la dette que le président Macky Sall a réussi à réaliser 6 673 km de pistes pour désenclaver les zones de production. Et en plus de la réalisation de 667 km de pistes par an, un programme spécial de désenclavement de plus de 2 000 km est en cours, avec différentes boucles et dorsales en chantier », rappelle Mamadou Moustapha Ba.

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